Chronologie de la Révolution française

Se repérer dans les différentes étapes de la Révolution française n’est pas toujours simple : de nombreux événements se déroulent souvent en parallèle, et tout récit est obligé de faire des choix, de traiter séparément des faits simultanés ou, au contraire, d’adopter une approche descriptive de l’essence d’une période (ce qui a été fait ici, par exemple, pour la période 1790/1791). Lire un livre ou suivre des documentaires et conférences sur la Révolution peut ainsi être complexe et une chronologie synthétique peut permettre d’avoir une vue d’ensemble de la période, pour aborder ensuite plus facilement le détail. Cette chronologie est donc une sélection totalement arbitraire des événements qui me semblent les plus importants pour bien comprendre la Révolution française. Par souci de clarté, ils sont séparés en différentes périodes.

 

1787-1789 : la marche à la Révolution

  • 22 février-25 mai 1787 : L’Assemblée des notables est réunie pour discuter des réformes proposées par Calonne, et s’y oppose.
  • 8 avril 1787 : Calonne tombe en disgrâce. Il est remplacé le mois suivant par Loménie de Brienne.
  • Été 1787 : Brienne entre dans une lutte avec les Parlements pour faire approuver ses réformes.
  • 7 novembre 1787 : Édit de Versailles par lequel les Protestants et certains Juifs ont accès à l’état-civil.
  • 19 février 1788 : Création de la Société des Amis des Noirs, par Brissot : elle sera un important mouvement de soutien à l’abolition progressive de l’esclavage et à l’égalité pour les libres de couleur.
  • 8 mai 1788 : Un lit de justice tenu à Versailles impose de nouvelles réformes contre la volonté des Parlements. Le bras de fer avec ceux-ci se poursuit.
  • 7 juin 1788 : « Journée des tuiles » à Grenoble en soutien au Parlement du Dauphiné.
  • 21 juillet 1788 : Réunion des États-généraux du Dauphiné au château de Vizille.
  • 8 août 1788 : La réunion des États-généraux est annoncée pour le 1er mai suivant.
  • 26 août 1788 : Necker remplacer Loménie de Brienne aux finances.
  • 27 décembre 1788 : Louis XVI accepte et valide le doublement de la députation du Tiers état, contre l’avis de l’assemblée des notables réunie à ce sujet.
  • Janvier 1789 : Sieyès publie Qu’est-ce que le tiers état ? »
  • 27 janvier 1789 : « Journée des bricoles » à Rennes : affrontements mortels entre jeunes nobles et bourgeois.
  • 26-28 avril 1789 : « Affaire Réveillon » : émeutes dans Paris.
  • 30 avril 1789 : Plusieurs députés aux États-généraux forment le « club Breton », ancêtre du club des Jacobins.

 

Été 1789 : le basculement

  • 5 mai 1789 : Ouverture des États-généraux, discours introductifs de Louis XVI et Necker.
  • 17 juin 1789 : Le Tiers-état se proclame Assemblée nationale, le clergé et la noblesse n’ayant pas répondu favorablement à son invitation à le rejoindre.
  • 20 juin 1789 : Trouvant porte close, les députés se réunissent salle du Jeu de paume et font le serment de donner au pays une Constitution.
  • 23 juin 1789 : Le Roi affirme sa volonté de ne pas reconnaître l’action du Tiers-état depuis le 17 juin.
  • 27 juin 1789 : Battant en retraite, Louis XVI invite le clergé et la noblesse à rejoindre le Tiers.
  • 9 juillet 1789 : Proclamation de l’Assemblée constituante.
  • 11 juillet 1789 : Renvoi de Necker. Dans les jours suivants, Paris s’agite.
  • 14 juillet 1789 : Prise de la Bastille ; formation de la Commune de Paris, dont Bailly devient maire le lendemain, tandis que La Fayette prend la tête de la Garde nationale.
  • 16 juillet 1789 : Louis XVI rappelle Necker et adopte le lendemain la cocarde tricolore.
  • Fin juillet-début août : Grande peur : les campagnes s’embrasent, notamment contre les seigneurs.
  • 4 août 1789 : Abolition des privilèges, actée dans les décrets des jours suivants. Les droits féodaux déclarés rachetables sont maintenus.
  • 26 août 1789 : Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.
  • 5/6 octobre 1789 : Marche des femmes sur Versailles, obligeant le roi à accepter la Déclaration des Droits et l’abolition des privilèges.

 

1789-1791 : le travail de la Constituante

  • 2 novembre 1789 : Nationalisation des biens du clergé ; la mise en place des assignats suit quelques semaines plus tard.
  • 22 décembre 1789 : Création des 89 départements français.
  • 12 février 1790 : Suppression des ordres monastiques.
  • 27 avril 1790 : Création du club des Cordeliers, plus populaire que le club des Jacobins.
  • 8 mai 1790 : Uniformisation des poids et mesures.
  • 12 juin 1790 : Avignon demande à être rattachée à la France.
  • 19 juin 1790 : Suppression de la noblesse.
  • 12 juillet 1790 : Constitution civile du clergé, qui donne un statut nouveau aux prêtres français ; dénoncée par le Pape.
  • 14 juillet 1790 : Fête de la Fédération à Paris.
  • 22 juillet 1790 : Louis XVI approuve la Constitution civile du clergé.
  • 3 janvier 1791 : Le serment est rendu obligatoire pour les prêtres.
  • 2 mars 1791 : Le décret d’Allarde abolit les corporations.
  • 10 mars 1791 : Le Pape Pie VI condamne la Constitution civile du clergé. Les relations sont rompues avec la Papauté quelques jours plus tard.
  • 2 avril 1791 : Mort de Mirabeau, qui entre au Panthéon deux jours plus tard. Barnave, Lameth et Duport prennent de l’importance auprès du Roi.
  • 14 juin 1791 : Loi Le Chapelier, complétant le décret d’Allarde et interdisant les groupements ouvriers et les grèves.

 

1791-1793 : la chute de la monarchie

  • 20-21 juin 1791 : Fuite de Louis XVI, arrêtée à Varennes. S’en suivent des débats sur ce qu’il faut faire du souverain.
  • 16 juillet 1791 : L’Assemblée rétablit le roi dans ses prérogatives. Le club des Jacobins explose ; sa majorité royaliste le quitte pour fonder le club des Feuillants.
  • 17 juillet 1791 : Fusillade du rassemblement républicain sur le Champ-de-mars. Dans les jours qui suivent, traque des républicains. Danton et Marat sont contraints de se cacher.
  • 27 août 1791 : Déclaration de Pillnitz de Léopold II d’Autriche et Frédéric-Guillaume II de Prusse, dénonçant la Révolution.
  • 13 septembre 1791 : La Constitution, votée dix jours plus tôt, est approuvée par Louis XVI.
  • 14 septembre 1791 : Par plébiscite, Avignon et le Comtat Venaissin sont rattachés à la France.
  • 1er octobre 1791 : Début de l’Assemblée législative.
  • 16 octobre 1791 : À Avignon, massacre de la Glacière, entre papistes et patriotes.
  • 17 novembre 1791 : Pétion remplace le plus modéré Bailly à la tête de la Commune de Paris.
  • 7 février 1792 : La Prusse et l’Autriche signent une alliance.
  • 1er mars 1792 : Mort de Léopold II. Son fils, François II, est plus enclin à la guerre.
  • 23 mars 1792 : Les ministres feuillants sont remplacés par des Girondins, favorables à la guerre.
  • 20 avril 1792 : La France déclare la guerre à l’Autriche.
  • 13 juin 1792 : Le Roi renvoie les ministres girondins après avoir refusé leurs mesures de défense nationale.
  • 20 juin 1792 : Invasion des Tuileries par une foule demandant la levée du veto royal sur ces mesures. Le roi ne cède pas.
  • 11 juillet 1792 : Le lendemain de la démission des ministres feuillants, la Patrie est déclarée en danger.
  • 25 juillet 1792 : Publication du manifeste de Brunswick menaçant les Parisiens de représailles si du mal devait être fait au Roi.
  • 10 août 1792 : Après plusieurs demandes de suspension du Roi à la Législative, les sections parisiennes passent à l’offensive et une insurrection permet la prise des Tuileries. Louis XVI est déchu, et une Convention est appelée dans l’urgence. Les temps qui suivent sont marqués par l’opposition entre la commune insurrectionnelle et les restes de l’Assemblée législative, tandis qu’une commission exécutive détient temporairement le pouvoir, avec une dominante girondine et la présence de Danton comme caution populaire.
  • 2-6 septembre 1792 : Massacres de septembre dans les prisons parisiennes pour éliminer tout suspect de trahison en vue d’une possible approche des armées ennemies sur Paris.
  • 20 septembre 1792 : Victoire de Valmy, le danger s’éloigne de Paris.
  • 21 septembre 1792 : Réunion de la Convention, début de fait de la République.
  • 6 novembre 1792 : Victoire de Jemappes : le rétablissement militaire se confirme.
  • 20 novembre 1792 : Découverte de l’armoire de fer aux Tuileries, et de documents révélant les réseaux de Louis XVI.
  • 11 décembre 1792 : Ouverture du procès de Louis XVI.
  • 20 janvier 1793 : La Convention vote l’exécution du roi sans sursis après des débats tendus. Le député Lepeletier de Saint-Fargeau, favorable à cette décision, est assassiné le soir-même par un garde du corps du roi.
  • 21 janvier 1793 : Exécution de Louis XVI.

 

Janvier-juin 1793 : la Convention entre Girondins et Montagnards

  • 1er février 1793 : La France déclare la guerre au Royaume-Uni et à la Hollande.
  • 24 février 1793 : La Convention décrète la levée en masse de 300 000 hommes pour la défense nationale. Le mois suivant, cette mesure entraîne de massifs soulèvements en Bretagne et en Vendée, marquant le début des guerres de Vendée.
  • 7 mars 1793 : Déclaration de guerre à l’Espagne.
  • 10 mars 1793 : Création du tribunal révolutionnaire.
  • 18 mars 1793 : Défaite de Neerwinden : l’armée de Dumouriez est battue par les troupes impériales, début d’une série de revers militaires.
  • 21 mars 1793 : Instauration de comités de surveillance pour traquer les traîtres à la révolution.
  • 1er avril 1793 : Dumouriez trahit et passe à l’ennemi en lui livrant le ministre de la guerre venu inspecter son travail. Chaque camp politique se renvoie l’accusation de proximité avec le traître.
  • 6 avril 1793 : Création du Comité de salut public, dominé par la Plaine, à l’exception de Danton, montagnard.
  • 13 avril 1793 : Marat est arrêté pour avoir incité à un soulèvement contre la Convention. Les Girondins sont à l’origine de la procédure, tandis que la Montagne le soutient. Onze jours plus tard, il est acquitté et sort libre. Revers pour la Gironde.
  • 4 mai 1793 : Première loi du Maximum, relative au prix et aux modalités de vente du grain.
  • 18 mai 1793 : Création de la Commission des Douze, réclamée par les Girondins pour lutter contre les attaques de la Commune, considérées comme trahison. L’arrestation et l’examen du cas d’Hébert par cette commission suscite un accroissement des tensions entre la Gironde et les sans-culottes, défendus par les Montagnards. La lutte s’envenime et les sans-culottes appellent au coup de force contre les Girondins.
  • 31 mai et 2 juin 1793 : Insurrections parisiennes contre la Convention, les leaders girondins sont arrêtés ; d’autres députés fuient en province ou protestent contre le coup de force. Des mouvements dits « fédéralistes » en province se développent, notamment à Lyon, pour protester contre ce qui est vu comme un coup de force parisien.
  • 24 juin 1793 : Proclamation de la Constitution de l’an I : elle ne sera jamais appliquée.
  • 29 juin 1793 : Les armées vendéennes sont défaites durant leur siège de Nantes ; le danger qu’elles représentent pour la République s’éloigne.

 

Juillet 1793 – janvier 1794 : la Terreur à l’ordre du jour ?

  • 13 juillet 1793 : Assassinat de Marat : l’événement attise les rancœurs contre les Girondins, accroît la suspicion entre révolutionnaires, et fait l’objet de nombreuses récupérations. Hébert parvient à s’inscrire en successeur aux yeux des sans-culottes.
  • 17 juillet 1793 : Abolition totale de la féodalité.
  • 23 juillet 1793 : Mayence, tenue par les Français, capitule face aux coalisés.
  • 27 juillet 1793 : Robespierre entre au Comité de salut public tandis que Danton s’éloigne de la vie politique.
  • 5 septembre 1793 : Après un été agité, les sans-culottes envahissent la Convention pour que la « Terreur soit mise à l’ordre du jour ». Si elle ne l’est pas dans les termes, ils obtiennent des concessions, notamment l’armée révolutionnaire. Le mouvement sans-culotte radical prend de l’ampleur face à la Convention montagnarde et aux comités qui tentent de le maîtriser. À la même époque, tous s’unissent pour marginaliser les « Enragés », notamment Jacques Roux.
  • 17 septembre 1793 : Loi des suspects, qui facilite les arrestations.
  • 9 octobre 1793 : Lyon est reprise, la répression, terrible, y est menée par Fouché et Collot d’Herbois.
  • 16 octobre 1793 : Dans le cadre de la radicalisation des demandes populaires, exécution de Marie-Antoinette. Suivront, le 31 octobre, les députés Girondins, le 7 novembre, Philippe d’Orléans, le 8 novembre, Manon Roland…
  • 18 octobre-23 décembre 1793 : « Virée de Galerne » : les armées de Vendée remontent jusqu’en Normandie et en Bretagne et, après plusieurs affrontement avec les Républicains, finissent par être écrasées.
  • 10 novembre 1793 : Les Hébertistes proclament le culte de la Raison : l’un d’entre-eux, l’archevêque Gobel, s’est officiellement déprêtrisé devant la Convention trois jours plus tôt. La Convention suit, mais n’approuve pas. Robespierre notamment fait tout pour inverser la tendance.
  • 17 novembre 1793 : Début des noyades de Nantes sous l’égide de Carrier et des sans-culottes locaux.
  • 24 novembre 1793 : Adoption du calendrier républicain.
  • 19 décembre 1793 : Toulon, qui s’était soulevée puis livrée aux Britanniques, est reprise.
  • 12 janvier 1794 : Scandale de la Compagnie des Indes. Récupéré notamment par les Hébertistes, il sert à des règlements de comptes politiques et, plus tard, à l’élimination d’une bonne part des « Indulgents ».
  • 17 janvier 1794 : Les colonnes infernales de Turreau sont lâchées sur la Vendée. Ambiguïtés des comités à leur égard, jusqu’à ce que le général soit finalement rappelé.

 

Février – juillet 1794 : luttes de factions et apogée de Robespierre

  • 4 février 1794 : Abolition de l’esclavage dans les colonies. La décision est avant tout une officialisation de celle du Girondin Sonthonax, qui l’a aboli à Saint-Domingue plusieurs mois plus tôt en prenant acte du soulèvement des esclaves. D’autres colonies refusent d’appliquer la décision, profitant de leur éloignement.
  • 24 mars 1794 : Après de nombreuses critiques contre les comités qu’ils jugent trop modérés, les leaders Hébertistes (ou « Exagérés ») sont arrêtés et exécutés, à la grande satisfaction de Robespierre et ses soutiens ainsi que des Indulgents qui, tous, ont pris pour prétexte un complot de l’étranger pour éliminer cette faction plus radiale.
  • 5 avril 1794 : Exécution de Danton et d’autres leaders Indulgents. En les sacrifiant, Robespierre donne ainsi des gages aux sans-culottes inquiétés par la fin des Hébertistes. Avec la mort de Danton et Hébert, Robespierre devient la grande figure révolutionnaire et, jusqu’au mois de juillet, il domine largement la scène politique qui n’en reste pas moins divisée.
  • 8 juin 1794 : Fête de l’Être Suprême, marquant la volonté de Robespierre de pacifier la question religieuse. Celui-ci est cependant trop mis en avant, et la fête sert à ses opposants pour dénoncer une dérive dictatoriale.
  • 10 juin 1794 : Loi de Prairial sur les pouvoirs des tribunaux révolutionnaires. Les procédures d’exécution sont simplifiées et le Comité de salut public gagne en contrôle à leur sujet. Vraisemblablement, cette loi conçue par Couthon, soutien de Robespierre, avait pour but d’amorcer une réduction des exécutions en renforçant leur contrôle par le Comité, mais les ennemis de Robespierre en son sein en profitent pour multiplier les exécutions en son absence, et lui en faire porter la responsabilité.
  • 26 juin 1794 : Victoire décisive de la France à Fleurus : la situation militaire est stabilisée, l’urgence militaire est moins flagrante. La question de la fin de l’état d’exception commence donc à se poser.
  • 27 juillet 1794 : Robespierre est arrêté après un coup de force d’une coalisions (les « Thermidoriens ») entre sa gauche et sa droite. Il est exécuté le lendemain, ainsi que nombre de ses partisans (notamment au sein de la Commune de Paris).

 

Août 1794-Octobre 1795 : Changement de direction

  • 10 août 1794 : Réorganisation du tribunal révolutionnaire.
  • 18 septembre 1794 : Séparation de l’Église et de l’État.
  • 11 novembre 1794 : Fermeture du club des Jacobins.
  • Fin novembre/début décembre 1794 : Procès et exécution de Jean-Baptiste Carrier et des autres auteurs des violences nantaises.
  • 8 décembre 1794 : Retour des députés Girondins encore vivants à la Convention.
  • 24 décembre 1794 : Abolition de la loi sur le Maximum. L’envolée des prix, en plein hiver, se révèle désastreuse.
  • 1er avril 1795 : Soulèvement populaire des sans-culottes parisiens réclamant du pain et la Constitution. Répression par le général Pichegru.
  • 20 mai 1795 : Nouveau soulèvement pour un retour des Montagnards au pouvoir. La répression est à nouveau terrible ; les sans-culottes sortent du jeu politique révolutionnaire.
  • 23 juin-21 juillet 1795 : Tentative de débarquement des émigrés à Quiberon, sous la direction du Comte d’Artois. L’opération est finalement un échec.
  • 22 août 1795 : Adoption de la Constitution de l’An III mettant en place le Directoire.
  • 5 octobre 1795 : Insurrection royaliste contre la Convention, réprimée par Bonaparte à la demande de Barras.
  • 26 octobre 1795 : Dissolution de la Convention et début du Directoire.

 

Octobre 1795-Novembre 1799 : Le Directoire

  • 19 février 1796 : Fin des assignats.
  • 29 mars 1796 : Exécution de Charrette, général Vendéen.
  • 10 mai 1796 : Victoire de Lodi, en Italie : début des grands succès de Bonaparte sur la péninsule.
  • Mai 1796 : Conjuration des Égaux, menée par Gracchus Babeuf, et réprimée sévèrement.
  • Juillet 1796 : L’armée d’Italie assiège Mantoue pendant plusieurs mois.
  • Décembre 1796 : Tentative avortée de débarquement en Irlande.
  • Avril 1797 : Les élections législatives de germinal an V donnent une majorité à la droite aux tendances royalistes. Conflit entre les Conseils et le Directoire, modéré, qui recherche l’appui de l’armée.
  • 4 septembre 1797 : Coup d’état de Fructidor an V : annulation de nombreuses élections, déportation de plusieurs députés royalistes et d’un directeur, Barthélémy, tandis que Carnot, également directeur, est mis en fuite. Début de ce qu’on appelle parfois le « Second directoire ».
  • 30 septembre 1797 : « Le Tiers consolidé » : dans les faits le pays fait banqueroute des deux tiers de sa dette.
  • 17 octobre 1797 : Traité de Campo-Formio, avec les Autrichiens. Ce traité est principalement négocié par Bonaparte seul, sans en référer au pouvoir. Son pouvoir personnel s’accroît, ce qui n’est pas du goût des directeurs.
  • Fin janvier-avril 1798 : Le Directoire tente de prendre des mesures pour mieux contrôler le résultat des élections d’avril. Celles-ci sont favorables à la gauche néo-jacobine, pour enrayer la progression de la droite royaliste.
  • 11 mai 1798 : Coup d’état de Floréal contre les néo-jacobins, dont une centaine voient leur élection invalidée.
  • Juillet 1798 : Début de la campagne de Bonaparte en Égypte. Le but est à la fois de couper aux Britanniques la route des Indes et d’éloigner Bonaparte, craint par le pouvoir.
  • Septembre 1798 : Formation de la Deuxième coalition contre la France : la guerre qui suit dure jusqu’en 1802 et met un temps les Français en grande difficulté.
  • 5 septembre 1798 : Loi Jourdan-Delbrel sur la conscription.
  • Avril 1799 : Élections défavorables au Directoire. Sieyès, favorable à une révision constitutionnelle, entre à l’exécutif au mois de mai.
  • 18 juin 1799 : Coup d’État du 30 prairial : trois directeurs sont poussés à la démission. Le nouveau Directoire est partagé entre révisionnistes (autour de Sieyès, désireux de réviser la constitution et de renforcer l’exécutif) et membres issus de la gauche, tandis que Barras joue des alliances pour se maintenir.
  • Octobre 1799 : Retour de Bonaparte en France : il revient auréolé de gloire, ayant quitté l’Égypte avant que la situation ne tourne au désastre.
  • 9 novembre 1799 : Coup d’État de Brumaire : Bonaparte, allié pour l’occasion à Sieyès, met fin au Directoire. Dans les temps qui suivent, Bonaparte gagne l’ascendant sur son allié et le marginalise, prenant de fait le pouvoir.

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