Récupérations politiques de l’Histoire : Asselineau, un cas d’école

Après ma vidéo sur les récupérations politiques de l’Histoire par la classe politique actuelle, plusieurs personnes m’ont demandé mon avis sur le discours de François Asselineau (président de l’Union Populaire Républicaine) à propos de l’Histoire de France. Rappelons les faits pour ceux qui ne le connaissent pas : énarque puis haut fonctionnaire ayant écumé les ministères notamment au service de Charles Pasqua et Nicolas Sarkozy, il a quitté l’UMP en 2006, la jugeant trop favorable à l’Union européenne et aux États-Unis, et a fondé l’année suivante l’UPR, parti souverainiste se disant « hors des clivages gauche-droite » et dénonçant fréquemment de multiples complots émanant généralement, selon lui, de la CIA.

Le personnage est aussi populaire auprès de ses soutiens qu’inconnu ailleurs, ce qui lui a valu une longue lutte avec Wikipédia pour obtenir un article, et un intense lobbying de ses supporters auprès des médias. Le parti, qui se targue d’avoir un grand nombre d’adhérents, n’en reste pas moins très marginal dans les urnes (Asselineau lui-même n’a pas atteint 1% des voix en Île-de-France lors des régionales). Pourquoi en parler alors ? Parce que, comme bien des mouvements du genre, il est bien ancré sur Internet, appuyé notamment sur des conférences vidéo qui peuvent sembler solides au premier abord, et qu’il importe donc de se pencher un peu sur le fond plutôt que de se contenter de tirer sur l’ambulance.

Étant historien, je vais donc essayer de décrypter sa – longue – conférence sur l’Histoire de France en essayant de voir si, comme le suggéraient ceux qui m’ont indiqué cette prestation, Asselineau est si différent des autres politiciens ou s’il utilise, somme toute, les mêmes grosses et vieilles ficelles.

Attention, notre objet d’étude est long, lisez l’article avant de voir si vous voulez vous infliger ça.

 

Lorsque j’ai entrepris cet article, je pensais faire une sorte de reprise de son intervention, dans l’ordre, pour en démonter point à point les faiblesses. Et puis je me suis rendu compte qu’en deux heures, j’avais écrit huit pages, et n’avais pas dépassé les 30 premières minutes d’une conférence qui dure pas moins de 3 heures 15. J’ai donc changé de méthode et décidé de d’abord regarder l’intégralité de l’intervention en prenant des notes (et accompagné d’un ami/cobaye pour tenir le coup) avant de rédiger ce bilan que j’essaie de faire plus thématique. Je ne démonterai donc pas tous les points de l’argumentation d’Asselineau : je pense plus important d’initier à la démarche critique qu’il est judicieux d’avoir, et qui s’applique ici à lui, mais peut tout à fait s’appliquer à d’autres. Allons-y donc.

 

Première étape : cernons le but du discours

François Asselineau est un politicien, qui parle ici d’Histoire. La chose n’est pas rare : il suffit de voir le nombre d’hommes politiques qui rédigent (ou font mettre leur nom sur la couverture) des ouvrages biographiques sur des personnes dont ils se réclament, par exemple. Cette conférence ci, datée de 2010, se faisait déjà dans le cadre de réunions de l’UPR et l’orateur annonce à la fin la tenue d’une deuxième intervention, le lendemain, sur l’influence des États-Unis et de l’Union européenne qui, on le verra, sont considérés par lui comme coupables de tous les maux que nous subissons. Il ne s’agit donc pas d’une intervention à but pédagogique, mais bien d’une conférence politique, présentée et assumée comme telle, et qu’il va donc falloir décrypter comme telle en en comprenant le but.

villepin-napoleon
L’homme politique aime bien se prendre pour un personnage historique. Ici, la comparaison entre la chute de Napoléon et celle de Dominique de Villepin est assez évidente.

De ce point de vue, Asselineau a l’honnêteté de ne pas avancer masqué et d’annoncer directement la couleur dans son « préambule » (de 0:50 à 5 minutes environ). En demandant à quoi sert l’Histoire, il répond qu’elle permet de prévoir l’avenir (il l’explique en invoquant de grosses formules tournant autour de la symbolique de la « chouette de Minerve » ; l’homme aime dire de façon complexe des choses souvent simples, voire simplistes). Comment le permet-elle ? Eh bien il sort ici deux règles qu’il considère comme absolues. D’une part, que ce qui s’est déjà produit plusieurs fois est voué à se reproduire ; et d’autre part, que ce qui ne s’est jamais produit ne se produira jamais.

Ceci permet d’introduire l’idée générale : pour Asselineau, les événements ne peuvent être pleinement compris qu’avec du recul ; ce n’est que 50, 100 ans après, dit-il, qu’on comprend « qui tirait les ficelles » (une idée sur laquelle il faudra revenir). Mais si les choses sont vouées à se reproduire, que tout se repasse toujours de la même manière, la connaissance du passé devrait nous permettre de savoir de qui nous méfier. En revenant sur des exemples bien choisis, Asselineau veut donc nous montrer de qui nous devons nous méfier (spoiler : l’Empire américain et l’UE, son jouet).

Comme toute la démonstration va reposer sur ces affirmations, il va donc falloir s’interroger pour comprendre si ces deux prérequis sont vrais :

  1. Ce qui s’est passé plusieurs fois se reproduira forcément.
  2. Ce qui ne s’est jamais produit ne se produira certainement jamais.

 

L’argument de base tient-il debout ?

Voyons donc la valeur de ces deux arguments, en commençant par le second, le plus simple à éliminer. Par définition, tout événement qui se produit une première fois ne s’était jamais produit avant ; donc si ce qui ne s’était jamais produit ne devait jamais se produire, pas mal des événements qui occupent notre Histoire ne seraient jamais survenus : il faut une première fois à tout. Prenons un exemple simple pour illustrer : la Russie n’avait jamais été communiste avant 1917, ça ne l’a pas empêchée de le devenir pour près d’un siècle. De même, personne n’avait attaqué le Japon à l’arme nucléaire avant 1945, et pourtant… Bref, on pourrait multiplier les exemples et cette idée n°2 ne tient pas, par la simple logique. Éliminons-la.

La première idée, en revanche, nécessite un peu plus de réflexion. Il s’agit, en somme de dire que « l’Histoire se reproduit sans fin », qui est un des poncifs les plus éculés que l’on puisse trouver sur le sujet, et qui est d’ailleurs extrêmement repris dans les discours politiques de tout bord. On le retrouve aussi beaucoup dans les copies de fac et, généralement, ce genre d’analyse se révèle digne du bistro du coin (bistros dans lesquels je passe pas mal de temps, donc je sais de quoi je parle). C’est un biais courant chez nous autres, êtres humains, de chercher des choses qui nous sont familières (ce n’est pas pour rien qu’on a tous eu l’impression que les phares et les pare-chocs des voitures, ça faisait vaguement un visage souriant). Dans l’Histoire, c’est pareil : plus on remonte dans le temps, plus on se confronte à des époques très différentes de la nôtre : les façons de vivre, les mentalités, les croyances, les habitudes étaient différentes. On se raccroche donc, pour les comprendre, à ce qui ressemble et, bien souvent, on tord les faits pour qu’ils rentrent dans notre grille de lecture (exactement comme notre cerveau tord la réalité pour voir un visage là où il n’y en a pas).

Le coup de l’Histoire éternel recommencement, j’ai déjà pu en parler ici dans le cas de la bataille de Poitiers. Tous les camps, en politique, usent et abusent de ce concept.

Pour l’historien, il est donc vital d’être conscient de ce biais, et de l’éviter, en insistant autant sur les différences que les similitudes. Le passé peut permettre de comprendre le présent en y trouvant des points ponctuellement proches, mais il ne permet pas de prévoir l’avenir. Prenons un exemple simple : j’ai analysé en vidéo il y a quelques mois la Révolution de 1848, au moment où, justement, débutait le mouvement Nuit Debout. La proximité entre celui-ci et la campagne des banquets de 48 pouvait sauter aux yeux et pas mal l’ont remarquée dans les commentaires. Néanmoins, je serais sorti de mon rôle d’historien si j’avais commencé à expliquer que les choses étaient vouées à se produire de la même manière ; d’autant que, si cette théorie des cycles similaires était exacte, alors l’Élysée aurait été pris suite à des émeutes après la première interdiction de manifestation. On en est loin, et pour plein de raisons qui font qu’à chaque fois, la contextualisation est très importante. On peut relever des similitudes entre des faits passés et actuels, ou entre des discours qui se font écho (ce que j’ai fait concernant le paquebot Normandie et les Juifs, pour rappeler ce qu’était concrètement un cas d’antisémitisme à l’époque) sans pour autant s’en servir pour « prédire » l’avenir (je n’ai pas annoncé la survenue probable d’un génocide européen de Musulmans) : cela serait stupide car être historien, c’est s’attacher aux différences autant qu’aux similitudes. Or, Asselineau passe systématiquement sous silences les différences.

 

Pourquoi l’argumentation d’Asselineau tombe à plat avant même la fin de son intro

Mais pourquoi, au juste, tient-il tant à ces deux prérequis ? Parce que tous deux étayent (en tordant un peu les faits, il est vrai) sa pensée politique, de la façon suivante :

  1. L’Histoire se répète inlassablement, or, dans l’Histoire, à plusieurs reprises, les élites ont trahi le peuple français et lui ont confisqué la souveraineté populaire au profit d’empires de l’étranger, donc elles nous trahissent à nouveau en confisquant notre souveraineté populaire au profit de l’UE et des États-Unis.
  2. Ce qui ne s’est jamais produit ne se produira probablement jamais, or, jamais aucun empire n’a pu mettre la main sur toute l’Europe ou durer indéfiniment, donc l’Empire américain finira par s’effondrer, donc il serait peu judicieux de notre part de le soutenir.

Voici l’essentiel de l’argumentation de sa conférence et sa faiblesse logique suffit à s’épargner ces 3 h 15 de visionnage. On peut en effet lui répondre que :

  1. L’Histoire ne se répète pas forcément : depuis 1066, aucune armée n’a pu conquérir l’Angleterre alors que plusieurs l’avaient fait par le passé. Nos élites pourraient très bien avoir décidé d’arrêter de nous trahir. Ou non, mais dans tous les cas, la répétition de l’Histoire n’est pas une preuve.
  2. Il y a une première à tout, donc l’UE pourrait très bien réussir là où les précédents ont échoué, si l’hégémonie sur l’Europe est son but.

D’un point de vue logique, sa démonstration ne tient pas. On peut tout à fait être convaincu que l’Union Européenne n’est pas démocratique et ne respecte pas la souveraineté des peuples ; on peut tout à fait penser qu’elle est soumise diplomatiquement aux États-Unis. Simplement, ici, Asselineau ne démontre rien de concret : il établit ses propres lois sur l’Histoire et son interprétation et, de fait, les utilise pour parvenir à la conclusion qu’il souhaite.

Cet article pourrait s’arrêter ici car il montre d’ores et déjà, et alors que nous n’avons pas dépassé les cinq premières minutes, que cet argumentaire repose sur des bases inexistantes. Il est d’ailleurs intéressant de voir que, si Asselineau affirme haut et fort ses deux idées de base, elles sont également celles qui guident la plupart des appels politiques à l’Histoire, sans être aussi clairement affirmées. En étudiant les failles historiques du récit d’Asselineau, nous allons donc voir que ces grosses ficelles ne sont pas utilisées que par lui, et cela devrait donner quelques clés de compréhension qui compléteront celles que je donnais à travers le cas Sarkozy.

 

François au pays des anachronismes

François Asselineau, sans s’en rendre compte, raffole des anachronismes ; il n’est pas le seul : nos politiciens en général en abusent. L’anachronisme peut prendre plusieurs formes ; la première, qui nous vient à tous en tête, c’est la drôle, celle d’Astérix ou de Kaamelott, qui consiste à volontairement placer dans le passé quelque chose de notre époque pour faire rire ; par exemple quand, dans Le Cadeau de César, le village d’Astérix parodie un débat télévisé pour les élections présidentielles, ou que le Arthur d’Alexandre Astier milite pour l’abolition de la peine de mort. Ici, l’anachronisme est assumé, donc drôle et intelligent (et, d’ailleurs, Buffy Mars a fait une très bonne vidéo sur cette série et ses ressorts).

J'aime beaucoup Astérix ; dommage que la connaissance historique de nos politiciens sur les Gaulois s'arrête à lui...
J’aime beaucoup Astérix ; dommage que la connaissance historique de nos politiciens sur les Gaulois s’arrête à lui…

Puis il y a le mauvais anachronisme, celui qui consiste à vouloir lire le passé sérieusement, mais avec nos lunettes du présent. J’en avais un peu parlé lorsque j’ai raconté (avec un très mauvais micro, mais vous avez aussi la version écrite) la sexualité des Romains. Avec nos lunettes présentes, nous serions tentés de qualifier Jules César de bisexuel, par exemple : c’est ainsi qu’on le définirait s’il vivait à notre époque, sans l’ombre d’un doute. Mais à l’époque, aucun Romain n’aurait raisonné ainsi, tout simplement parce que le concept d’orientation sexuelle leur était globalement étranger : ils avaient même beaucoup de mal à déterminer ce qu’était l’hétérosexualité, par exemple, si l’on regarde comment le pauvre Suétone galérait pour expliquer que l’empereur Claude était hétéro. Pour comprendre des époques aussi reculées, il faut donc souvent accepter de se mettre dans la peau de ceux qui y vivaient, en mettant de côté des concepts qui nous semblent, à nous, incontournables. C’est d’autant plus difficile que la culture, et surtout la langue était différente. On reviendra d’ailleurs sur ce point et de la question épineuse des citations auxquelles on peut faire dire bien des choses.

C’est ainsi qu’une des premières choses qu’apprend un historien débutant aujourd’hui en fac, c’est à remettre les sources dans leur contexte (à travers le célèbre exercice du « commentaire de document ») ; à comprendre ce qui n’avait pas tout à fait le même sens à l’époque et aujourd’hui, à examiner une source en connaissant son auteur, le but de sa rédaction, les codes et habitudes de l’époque… Tout un travail qui est nécessaire pour ne pas faire dire à quelqu’un ce qu’il ne disait pas.

Or, cette méthode, Asselineau ne l’a pas, ce qui lui fait dire beaucoup de conneries. Entre autres, par exemple, que les Gaulois se sont unis pour défendre leur patrie quand cette notion (au sens moderne de nation) était bien loin d’exister à l’époque. De la même manière, il tombe en plein dedans lorsqu’il parle de la politique monétaire de Philippe IV le Bel (celle-là même qui vaut au roi d’être également très apprécié de certaines figures de gauche comme Mélenchon) : il explique ainsi que cette volonté de garder la souveraineté sur sa monnaie fut très mal vue par le Saint-Empire (qu’il présente comme un ancêtre spirituel de l’UE) et sort de son contexte, pour ce faire, un passage de la Divine Comédie de Dante qu’il a très mal compris. Il est vrai qu’évoquer les importantes questions religieuses qui secouaient l’époque montrerait qu’il n’y a pas une continuité totale : lorsqu’il décalque l’Histoire à différentes époques, Asselineau prend bien soin de ne pas mettre sur son calque ce qui nuirait au rendu final.

Philippe IV, dit "Le Bel", sortant de l'Euro. Ou brûlant les Templiers, je sais plus.
Philippe IV, dit « Le Bel », sortant de l’Euro. Ou brûlant les Templiers, je sais plus.

Ainsi, lorsqu’il évoque les Gaulois, il n’hésite pas à traiter de « collaborateurs » la tribu des Éduens, alliée aux Romains au début de la guerre des Gaules (c’est, d’ailleurs, en prenant leur protection pour prétexte que César et ses légions sont partis en campagne). Comment auraient-ils pu trahir une nation gauloise qui n’existait pas, alors ? Tribu indépendante, comme il y en avait un grand nombre, les Éduens cherchaient juste, justement, à préserver cette indépendance face à des voisines de plus en plus tentées par l’hégémonie sur le territoire. Si s’allier avec les Romains peut passer pour une trahison aux yeux de ceux qui, aujourd’hui, voudraient fantasmer une nation gauloise passée, ce n’était pas le cas à l’époque : on avait ici une tribu qui défendait ses intérêts de tribu et qui, d’ailleurs, changea de camp (de mauvaise grâce, il semble) lorsqu’elle sentit que les Romains représentaient à leur tour un danger pour elle. Mais là encore, ces faits ne passent pas dans le « calque Asselineau », qui voudrait qu’à toute époque, la nation française doive faire face aux empires concurrents.

Sinon, sur la Guerre des Gaules, vous avez le magnifique et agréable résumé fait par la Chaîne Confessions d’Histoire : c’est bien plus sympa à regarder, et beaucoup plus solide.

 

De la même manière, en évoquant le Moyen Âge, Asselineau ne comprend rien de rien au système féodal et à ses implications. Voulant lire l’histoire sous un angle national à l’époque où ce concept n’existait pas, il fait d’immenses contresens. Prenons un exemple : il explique qu’Hugues Capet monta sur le trône en 987 pour éviter que celui-ci ne passe à Charles de Lorraine, héritier légitime du Carolingien Louis V, mort prématurément. En effet, Charles de Lorraine aurait eu pour principal et terrible défaut d’avoir prêté fidélité à l’empereur germanique Othon. Ce qu’Asselineau oublie de préciser ici, c’est que la dynastie d’Hugues était déjà montée sur le trône du royaume des Francs (on ne parlait pas encore de France) à plusieurs reprises durant la fin de la dynastie carolingienne avec Eudes (888-898), Robert Ier (922-923) et Raoul (923-936). Hugues lui-même était un noble particulièrement puissant du royaume qui prit donc cette crise de succession comme prétexte pour prendre à son tour la couronne, jeu d’influences courant. Du reste, ce qui sauva alors la dynastie capétienne durant les premiers temps fut la faiblesse des rois face aux grands seigneurs qui ne prirent pas ombrage au point de vouloir s’imposer à leur place, sans quoi la dynastie aurait très bien pu perdre la couronne. Mais tout cela, une fois encore, Asselineau refuse de le mentionner (par méconnaissance ou malhonnêteté ?) : cela reviendrait à expliquer que l’élection d’Hugues à la couronne n’était pas seulement un geste de résistance face à l’impérialisme allemand.

On pourrait encore multiplier les exemples d’anachronismes de ce genre mais vous aurez, je pense, retenu l’essentiel : face à ce genre de comparaison qui apparaît totalement calqué sur des événements actuels, il convient d’essayer de revoir les choses avec la mentalité de l’époque, ce qui implique de repenser le monde, non plus à notre façon, mais selon le système antique ou féodal, par exemple. Si Asselineau avait fait preuve de cette déontologie historique, son raisonnement n’aurait pas tenu. Et la même chose est valable lorsque Sarkozy se réclame de Guy Môcquet ou quand Mélenchon vante les mérites de Louis XI. À chaque fois, la contextualisation absente fait tomber leur raisonnement. La lutte contre les anachronismes dans le discours politique est donc à appliquer partout, et pas seulement contre Asselineau. Mais sa conférence pose encore d’autres problèmes de méthode.

 

Citations erronées, erreurs factuelles et historiens anciens

Une des questions qui m’est le plus posée depuis le début de Veni Vidi Sensi, sur la chaîne comme sur le site est les réseaux sociaux est « Tu penses quoi de [personne qui fait de l’Histoire, plus ou moins sérieusement] ? Est-ce qu’il fait pas trop d’erreurs ? » On a en effet tendance à penser que, si les faits donnés sont vrais, alors tout va bien. Comme vont le montrer les catégories suivantes (et même la précédente), donner des faits exacts ne suffit pas, s’ils sont sortis de leur contexte, mal compris, mal utilisés, ou si l’on oublie certains faits nécessaires pour bien les comprendre. Qu’une personne ne fasse pas d’erreurs sur le fond n’est donc pas un gage de qualité pour autant, mais justement, Asselineau fait-il de telles erreurs ?

Eh bien oui, pas mal, même, et souvent par méconnaissance de son sujet (ou pour faire rentrer les faits dans les cases qui l’intéressent, choisissez votre solution). Passons assez vite sur le moment où il explique que Charlemagne était nommé « Carolus Magnus, Charles le Grand, parce qu’il était très grand, 1 m 80 ! » car, pour le coup, même un membre de l’auditoire s’est permis de le corriger sur cette erreur digne de perles du bac (oui, Alexandre « le Grand », « Louis le Grand [XIV] » et les autres n’avaient pas forcément un physique de basketteur ; non, « Napoléon le Petit » n’était pas forcément un nabot).

D’autres erreurs sont plus profondes et gênantes. Ainsi, il explique que Constantin, pour se prémunir des invasions barbares, transféra la capitale de l’Empire romain à Constantinople, abandonnant l’Empire d’Occident. La capitale fut en effet déplacée (ce qui n’était pas nouveau : la période qui vit Constantin émerger comme empereur était un temps de divisions, de multiples empereurs nouant des alliances pour mieux se combattre ensuite) mais l’Empire d’Occident ne fut pas abandonné pour autant ; d’une part parce que la division de l’Empire romain en deux entités eut lieu en 395, à la mort de Théodose Ier,  d’autre part parce qu’il survécut encore près d’un siècle et que, même après cela, les Romains d’Orient tentèrent de retrouver la gloire passée, comme en témoignent les expéditions du général de Justinien, Bélisaire, en Afrique et en Italie.

Mais Asselineau a une autre idée : il veut prouver que, une fois les Romains « partis », l’élite romaine décida de s’emparer de l’Église pour conserver sa position. Il utilise pour justifier ce fait un document qu’il admet lui-même être un faux, la « pseudo-donation de Constantin » pour expliquer que bon, même si ce document (par lequel Constantin donnait l’Occident au Pape) est un faux, ça prouve bien que la Papauté est devenue le nouvel empire. Ce qui, historiquement, ne tient pas puisqu’à l’époque, la Papauté était encore très loin d’être ce qu’elle fut par la suite, mais on est pas à une approximation près. Et là, il ajoute ainsi qu’une religion d’esclaves était devenue la religion de l’élite. Le christianisme de l’époque, religion d’esclaves ? Oui, dit Asselineau, puisqu’ils étaient persécutés, c’étaient des esclaves. Raccourci énorme quand on sait qu’en réalité, d’une part, les persécutions chrétiennes furent ponctuelles, avec des pics et des périodes d’apaisement, et que bien des citoyens romains avaient rejoint ce culte avant la conversion de l’Empereur : c’était même là le nœud du problème car cette religion remettait en question le caractère sacré du pouvoir.

Plus grave encore, vient une erreur d’interprétation des textes d’époque. Asselineau cite, parfois, quand ça l’arrange, les personnages dont il parle. Le cas le plus marquant est cette citation attribuée à Vercingétorix : « Cette guerre, ce n’est pas la mienne seulement, c’est la nôtre à tous. C’est la gloire et la liberté de la Gaule. » Cette citation a de quoi surprendre puisque « la Gaule », comme entité n’avait pas d’existence propre (César lui-même ne parlait-il pas de guerre « des Gaules » ? Cette citation prouverait-elle que le patriotisme existait déjà ? Asselineau, en tout cas, en a besoin : il veut ensuite la mettre en parallèle avec une citation du général de Gaulle…

Il faut vraiment que j'explique pourquoi comparer Vercingétorix et Jean Moulin, c'est de l'anachronisme puissance 1000 ?
Il faut vraiment que j’explique pourquoi comparer Vercingétorix et Jean Moulin, c’est de l’anachronisme puissance 1000 ?

J’ai donc voulu en trouver la provenance, tant cette citation serait importante. Et Asselineau a la gentillesse de nous préciser qu’elle vient du livre 7 de La Guerre des Gaules, de César. Le texte étant dans le domaine public (César étant, semble-t-il, mort depuis plus de 70 ans), il est facile à consulter en ligne. Taper la citation sur Google devrait donc faire remonter le passage exact. Or, surprise, les premiers résultats renvoient principalement à des liens sur… la conférence d’Asselineau, et à des extraits d’ouvrages du XIXe siècle reprenant l’œuvre de l’historien Amédée Thierry, dont nous allons reparler. Mais la Guerre des Gaules ? Niet, si ce n’est que les sources du XIXe mentionnent plus précisément l’origine : paragraphe 89 du livre 7. En le lisant on découvre une citation légèrement différente, de Vercingétorix parlant à une assemblée de guerriers avant de se rendre :

« Le lendemain, Vercingétorix convoque l’assemblée il déclare que cette guerre n’a pas été entreprise par lui à des fins personnelles, mais pour conquérir la liberté de tous ; puisqu’il faut céder à la fortune, il s’offre à eux, ils peuvent, à leur choix, apaiser les Romains par sa mort ou le livrer vivant. » [voir la citation originale, pour les latinistes]

 

À aucun moment il n’est question ici d’une « Gaule » qui serait une entité commune, supérieure, à défendre : ni le mot « Gallia », ni même « patria » (qui n’est pas tant la « nation » que la « terre des pères, le sol natal, quel que soit son échelle) n’apparaissent ici ; c’est la liberté des individus qui devait être défendue, pas celle d’une nation. La nuance est importante et montre comment, aveuglé par la lecture nationaliste de cette page d’histoire, on peut détourner des documents de leur sens original. Encore faut-il, pour cela, pouvoir en lire et comprendre le texte original (une traduction pouvant, déjà, créer des anachronismes) et le remettre dans son contexte (César, en pleine opération de « marketing » pour sa carrière politique, avait tout intérêt à magnifier la résistance à laquelle il fit face, pour que son triomphe n’en soit que plus grand).

Ici, l’erreur ne vient pas – totalement – de François Asselineau : lui-même ne fait que reprendre les travaux d’Amédée Thierry, pionnier de l’histoire de la Gaule, dont les ouvrages remontent aux années 1820 à 1840. Or, entretemps, la méthode historique a évolué, la rigueur également. Là où ce genre d’anachronisme et de traduction très libre était courant à l’époque (les traductions d’œuvres classiques grecques et latines faisant, par exemple, disparaître toute mention de pratique homosexuelle pour en faire de la saine camaraderie), il ne serait plus tolérable aujourd’hui, où les mots du texte seraient soigneusement pesés pour éviter de calquer des notions actuelles sur le passé. Du reste, le XIXe siècle fut le grand moment de la récupération des Gaulois en politique, après des siècles d’indifférence à leur égard. Généralement – et c’est un point qu’il partage avec Lorànt Deutsch, par exemple – Asselineau cite peu ses sources ; et quand il les mentionne, elles datent souvent d’un siècle. Le plus récent mentionné dans sa conférence, si j’ai bien relevé, est Jacques Bainville, aujourd’hui vénéré par l’extrême droite et dont l’Histoire de France remonte… à 1924.

Disons pour faire simple que, quelle que soit la discipline, lorsque vous devez remonter au moins un siècle en arrière pour trouver des sources étayant vos propos, il y a un léger problème de crédibilité scientifique. Comme toute science, qu’elle soit « dure » ou « humaine », l’Histoire a une pratique qui évolue, avec de nouvelles approches, de nouveaux outils, de nouvelles théories. Ne pas les prendre en compte, c’est être aussi sérieux que de continuer à étudier la physique en se basant sur Aristote. Mais pour nos politiciens, car Asselineau n’est pas ici non plus un cas isolé, la recherche historique est une ennemie, car elle démonte bien souvent les clichés porteurs qu’ils cherchent à diffuser (à gauche comme à droite, du reste). Voilà pourquoi ils se contentent d’exploiter à l’infini une vision de l’Histoire pour le moins dépassée… Et ce n’est pas la dernière erreur de méthode que fait ici Asselineau.

 

Mensonges par omission

Bien souvent, les faiblesses du discours d’Asselineau (et de bien des discours) dépendent non pas de ce qui est dit, mais de ce qui n’est pas dit. Et comme tout format implique de se limiter, ces oublis n’épargnent personne, pas même moi, ce qui rend nécessaire de toujours chercher à savoir s’il n’y a pas des angles morts dans le propos que l’on écoute. L’omission, en effet, est encore plus puissante que le mensonge : on ne dit rien de foncièrement faux dans les faits qu’on énonce, on néglige juste les éléments qui pourraient mettre à terre notre théorie. C’est particulièrement efficace, surtout quand le sujet est mal connu. Avec une telle méthode, je pourrais simplement (et cela a déjà été fait par certains) vous démontrer que le Titanic n’a jamais coulé. Et ne me tentez pas, je serais foutu d’en faire une vidéo.

Quels exemples de mensonges par omission peut-on donner ici ? Beaucoup. Asselineau s’attache ainsi à dénoncer l’aigle comme symbole impérial, de Rome aux États-Unis en passant par le Troisième Reich ou le Premier Empire français. « Cherchez l’aigle », en somme. Pour ce faire, il explique dans sa deuxième partie (« La France face à l’Empire universel », supposée parler… de l’Empire romain, anachronisme, toujours) qu’Auguste, premier empereur, créa une batterie de symboles (les boucliers rouges, le sigle S.P.Q.R. et… l’aigle, emblème des légions). Dommage pour notre orateur, ceux-ci étaient souvent utilisés depuis bien avant le passage à l’Empire. Try Again.

Là où il y a un aigle, il y a un Empire ! Bon, l'Empire d'Agen est bien peu connu, du coup. (blason réalisé pour Wikimédia Commons par Auzac)
Là où il y a un aigle, il y a un Empire ! Bon, l’Empire d’Agen est bien peu connu, du coup. (blason réalisé pour Wikimédia Commons par Auzac)

Parlant de Charles Quint, plus tard, il explique que celui-ci avait été élu à la tête du Saint-Empire pour, à l’aide d’une alliance avec l’Angleterre, encercler la France des possessions espagnoles, impériales et anglaises, laissant notre pays isolé, encerclé par une coalition décidée à le détruire. La seule issue aurait été de s’allier avec l’Empire ottoman, preuve, selon Asselineau, que la France a toujours su s’allier avec des puissances qui ne partageaient pas ses idéaux (et qu’elle devrait le refaire, clin d’œil, clin d’œil, coucou Poutine). Soit, mais Asselineau oublie d’expliquer les raisons de cet encerclement : la France était alors également dans une politique que l’on pourrait qualifier d’impériale, embourbée dans les guerres d’Italie qui, pendant plus d’un siècle, tentèrent d’imposer la présence française dans la péninsule. Loin d’avoir un empire aspirant à détruire la souveraineté de la France, nous avons donc plutôt plusieurs puissances impérialistes se concurrençant. Mais, comme Asselineau « oublie » de parler des guerres d’Italie, sa vision semble logique. De même lorsqu’il parle de la coalition qui battit les Ottomans à Lépante, victoire que la France aurait été la seule puissance européenne à ne pas saluer, il oublie qu’alors, les Ottomans menaçaient sacrément l’Autriche et qu’il s’agissait donc aussi de limiter un empire. Mais un empire ami de la France, donc celui-là ne nous gêne pas.

Et puis il y a ce dont Asselineau ne parle pas du tout, qui lui permet de faire des sauts gigantesques d’une période à une autre. Par exemple l’époque Mérovingienne : pouf, on passe en réalité de Clovis à Charlemagne. Plus de deux siècles envolés. Il faut dire que cette période où le royaume des Francs, souvent loin de ressembler à la France, était divisé entre rois ne cessant de se combattre est assez gênante quand on veut parler de la souveraineté nationale liée à l’âme de la France. Comment, cette souveraineté ne serait pas naturelle ? D’autres auraient pu être possibles ? Allons bons, cachons ça sous le tapis, ça gêne.

C'est vrai que notre France est beaucoup moins éternelle quand on montre la division du royaume après la mort de Clovis... (carte de Romain0 sur Wikimedia Commons)
C’est vrai que notre France est beaucoup moins éternelle quand on montre la division du royaume après la mort de Clovis… (carte de Romain0 sur Wikimedia Commons)

Et la Révolution ; ah, la Révolution. Cette période ne sert qu’à exposer la lutte des élites, complotant avec l’étranger contre la souveraineté populaire. On y reviendra, il y a là combo entre l’anachronisme total, et l’omission. Déjà parce que, pour Asselineau, la souveraineté nationale est forcément du côté du peuple, quel que soit son bord politique (eh oui, il n’est ni de gauche ni de droite ni du centre, son programme, c’est de détruire l’Europe, retrouver notre souveraineté, recréer un État fort et… bah après on voit). Il n’y a, en réalité, chez lui, que deux situations possibles : la souveraineté nationale (tout va bien) et l’impérialisme étranger (tout va mal). Aussi passe-t-il sous silence toute la période de 1792 à 1804 environ : qui se soucie des conflits internes pour déterminer quel type de gouvernement adopter, comment en créer un qui soit représentatif, qui était digne d’être représenté ? Pour lui, à partir du moment où le pays dispose d’une constitution qui n’est pas imposée par l’étranger et n’a pas de vocation internationale, tout se vaut, le reste n’est que détail. Un peu court, donc.

Finalement, et c’est donc un conseil valable pour toute intervention de ce type, il est primordial de s’attacher autant à ce qui est dit qu’à ce qui n’est pas mentionné, pour comprendre pourquoi : manque de temps, ou raisons moins avouables ? Si, à côté, l’orateur se permet des errances hors sujet sur des points mineurs, on peut en déduire que c’est surtout une volonté d’esquiver certains thèmes, ce qui est le cas ici.

 

Téléologie pas vue à la télé

La téléologie est un écueil à éviter en histoire, et là encore, cela s’apprend très tôt lorsque l’on va en fac. Qu’est-ce donc ? Le fait d’analyser les événements à partir de la fin qu’on leur connaît. Nous avons en effet la chance de savoir comment les choses se sont terminées et, du coup, l’Histoire nous paraît totalement cohérente : l’enchaînement entre les événements nous semble logique, et inéluctable (un bon exemple est le jeu des alliances déclenchant la Première Guerre mondiale, que j’avais évoqué en vidéo). Mais pour les contemporains, qui ne connaissaient pas la suite, cette inéluctabilité ne sautait pas aux yeux. Et pour cause, bien souvent, il aurait suffi de peu pour basculer d’un autre côté. Pour reprendre l’exemple de la guerre, la France et l’Allemagne auraient très bien pu modérer les ardeurs de leurs bouillants alliés russes et autrichiens et refuser la guerre, comme l’avaient fait – dans un premier temps – les Italiens. Tout le défi de l’historien consiste donc à oublier qu’il connaît la fin des événements, et à les lire non pas à la lumière de leur suite, mais comme ils étaient perçus à l’époque : c’est ainsi que l’on peut en tirer des leçons sur ce qui aurait pu être évité et comment.

Or, le roman national, que suit sans trop le revendiquer Asselineau, implique la téléologie : il faut que la France ait, dès le départ, été destinée à avoir les frontières qu’elle a aujourd’hui : sans cela, la France ne serait que le fruit d’une construction de nombreux événements, sur des siècles et, pire, elle pourrait encore bouger. Or, l’étude scientifique de l’histoire de ce pays (et de tout autre) montre bien au contraire la part d’arbitraire, de hasard, qui a fait que nos frontières sont ce qu’elles sont. Si, par exemple, Napoléon Ier avait reconnu plus tôt sa défaite, sans doute les puissances coalisées auraient-elles reconnu les frontières que l’on disait alors « naturelles », s’étendant au nord est jusqu’au Rhin. Alors les pays du Bénélux n’auraient peut-être jamais existé et les départements d’alors nous paraîtraient aussi français que les Alpes maritimes ou la Savoie. Et là, Asselineau fait très fort en matière de téléologie : ne prenons qu’un exemple, très parlant.

Pour Asselineau, si l'Empire avait été partagé en deux et non en trois, il n'y aurait pas eu de guerre. Pourquoi ? Parce que. (carte de FlyingPC sur Wikimedia Commons)
Pour Asselineau, si l’Empire avait été partagé en deux et non en trois, il n’y aurait pas eu de guerre. Pourquoi ? Parce que. (carte de FlyingPC sur Wikimedia Commons)

Asselineau parle à un moment du traité de Verdun, partageant l’Empire entre les trois petits-fils de Charlemagne, Charles (qui reçoit la « Francie occidentale », qu’Asselineau renomme bien vite « France »), Louis (qui reçoit la « Francie orientale », « Germanie ») et Lothaire, qui reçoit le milieu (de Rome à Aix la Chapelle, la partie symboliquement la plus importante de l’ensemble). Pour Asselineau, cette division en trois est un drame à l’origine de toutes les guerres futures jusqu’aux guerres mondiales (eh oui), et tout cela aurait été évité s’il n’y avait eu que deux fils. Pourquoi ? Parce que Louis et Charles se sont battus avec Lothaire pour définir la frontière entre la « France » et la « Germanie » ; s’il n’y avait pas eu de Lothaire, ces deux pays auraient été clairement définis et n’auraient jamais eu à se battre pour trouver leurs frontières. Simple, mais il fallait y penser : Charles aurait accepté sa « France » éternelle, puisque c’est la nôtre, et Louis son Allemagne, et le tour est joué, puisque les frontières sont intemporelles. Jamais, au grand jamais, les deux fils ne se seraient battus pour récupérer le morceau de l’autre, enfin.

Et c’est là le problème lorsque le souverainisme cherche une légitimité historique : un État souverain est aussi un empire qui a assemblé par la force des territoires plus petits. Cette vérité, Asselineau la rejette car, pour lui, un empire n’est mauvais que lorsqu’il cherche à soumettre la France (c’est pour cela qu’il se moque des empires lointains, d’Alexandre à la Perse en passant par la Chine, l’Inde ou les Ottomans), et il est beaucoup moins gênant lorsqu’il ne cherche pas à s’imposer en Europe (tout en niant faire l’apologie du colonialisme, Asselineau vante l’humanisme et la bonté des gouverneurs coloniaux et dit qu’ils prouvent que « être Français, c’est être généreux, ouvert sur les cultures »).

Quand l'empire est colonial, ça va, c'est de la générosité. Oui, cette image vient de sa conférence, et non d'un meeting de François Fillon.
Quand l’empire est colonial, ça va, c’est de la générosité. Oui, cette image vient de sa conférence, et non d’un meeting de François Fillon.

Sa conférence historique vise finalement à justifier que la souveraineté à l’échelle de la France soit la seule valable. Pourquoi ? Parce que la France… est la France : c’est là le plus gros travers de son explication.

 

Essentialisme

Dès le début de sa conférence, alors qu’il parle des Gaulois, Asselineau parle déjà de la France, éternelle, celle qui fut occupée 500 ans par les Romains (oui, il utilise ce terme d’occupation, là où, pour le coup, les cultures se sont mélangées à tel point que les Francs qui s’installèrent là au bout des cinq siècles en question reprirent en bonne part les institutions romaines ; passons). Ce qu’il veut démontrer, c’est que certains traits essentiels se retrouvent attachés à la France dans toute son Histoire, depuis 2 000 ans.

Ainsi, parce que les Gaulois, divisés, ont su s’unir pour résister à la trahison de leurs élites, pour 2 000 ans, les Français sauront s’unir pour résister contre ceux qui menacent leur souveraineté. Pourquoi ? Bah parce que c’est désormais une règle qui ressort vu que l’Histoire se répète toujours. Le florilège est atteint pendant la description du Moyen Âge. Il explique alors qu’à l’époque, dès qu’un problème survient, les Français se tournent vers l’État, vers le chef (passant sous silence tous les conflits féodaux, auxquels il ne comprend rien, ou ne veut rien comprendre ; ou encore tout le conflit dynastique autour de la Guerre de 100 ans). Puisque la France existe par l’État, alors Asselineau en tire un dogme (il en tire d’ailleurs plusieurs dans la conférence, qu’il souligne en les lisant sur son diaporama) : « Affaiblir l’État, c’est affaiblir la France ». Notez qu’il ne s’agit pas de réfléchir – ce qui serait légitime – sur la pertinence ou non d’un État fort dans un système de gouvernement donné. Non : le principe de l’État fort n’est pas valable pour une raison ou une autre, pratique ; il est juste intrinsèquement lié à la France, parce que c’est comme ça.

À partir de maintenant, d’ailleurs, Asselineau enchaîne les dogmes. Il ne les défend pas par des arguments de fond, mais juste par le fait qu’il s’agit de choses intrinsèques à la France : les autres peuvent peut-être faire sans, mais pas nous, c’est notre nature, la nature du peuple français, explique-t-il. Ainsi, puisque de puissants conseillers royaux comme Jacques Cœur ou Colbert n’ont conçu l’économie qu’étroitement dirigée par l’État, la France ne peut faire autrement ; c’est sa nature. Puisque pour Philippe le Bel, être Français, c’est avoir sa propre monnaie, il nous faut la nôtre à nouveau, c’est notre nature. Puisque François Ier s’est allié avec les Ottomans, la France peut s’allier avec n’importe qui sans distinction géographique ou religieuse, c’est sa nature. Jules Ferry a créé l’école laïque ? Paf : « être français, c’est refuser le communautarisme, imposer la laïcité » ; il évite d’évoquer les luttes durables qu’engendrèrent ces débats sur l’école laïque et la séparation des Églises et de l’État, débats encore en cours aujourd’hui (lancez le débat sur le Concordat en Alsace-Moselle, vous rirez vite).

C’est là une utilisation commune de l’Histoire dans le discours politique, de gauche comme de droite : celle de dire que la France est « XXX » car c’est ancré depuis « YYY ». En d’autres termes : « on fait comme ça depuis longtemps, donc c’est la bonne solution ». Que la chose énoncée soit bonne ou mauvaise, ce n’est, une fois encore, pas un argument. C’est pourtant la clé de voûte de la démonstration – décidément très fragile – d’Asselineau. C’est d’ailleurs sur cette base qu’arrive un de ses thèmes majeurs : le complot des élites ; car les élites complotent avec l’étranger… puisqu’elles ont toujours fait comme ça.

 

Le complot des élites

Ce complot des élites avec l’étranger contre le peuple est un thème constant chez Asselineau, qui calque ainsi les alliances de tribus gauloises avec les Éduens, la tentative d’union entre les dynasties anglaise et française durant la Guerre de Cent ans, la politique étrangère de Louis XV, l’émigration des nobles pendant la Révolution et la collaboration avec les nazis. Encore une fois, nous avons ici affaire à de l’anachronisme de haut niveau qui occulte, par exemple, le fait que la Gaule était divisée en tribus qui, contrairement à ce que dit Asselineau, ne vivaient pas toujours en bonne entente ; que la France durant la Guerre de Cent ans était un système féodal qui connaissait, qui plus est, un conflit dynastique de belle ampleur ; il ne parle pas du contexte dans lequel se décidait cette politique étrangère de Louis XV, et ainsi de suite.

Surtout, il ne comprend pas que parler de « trahison » ne marche pas dans une démarche historique, car elle est question de point de vue : on dit souvent que l’Histoire est « écrite par les vainqueurs » et cet adage est parfois mal compris ; mais il signifie surtout que ce qui différencie le traître du patriote, c’est qu’il a perdu. Prenons un exemple : comme les résistants de la France Libre, les émigrés nobles de la Révolution sont partis chercher le soutien de l’étranger en considérant que le pouvoir installé en France n’était plus légitime. L’avenir a donné raison aux premiers, tort aux seconds, mais l’inverse total aurait pu se produire. Dans la bouche de Pétain, De Gaulle était un traître à la solde de l’étranger, et cette version aurait très bien pu s’imposer si le régime de Vichy avait duré. Encore une fois, tout dépend des points de vue et l’accusation de trahison peut facilement se retourner. Si je peux aisément, n’étant pas royaliste ni conservateur, voir les émigrés et les vichystes comme des traîtres, force est de reconnaître que ce point de vue est relatif.

Surtout, Asselineau sombre ici dans un vieux poncif que l’on retrouve trop dans les tentatives d’utiliser l’Histoire dans le cadre d’un engagement politique, la séparation simpliste entre « l’élite » et « le peuple » qui, en réalité, résiste peu à un examen détaillé. Les paysans catholiques qui, dans certaines régions, sont passés à la Contre-révolution appartenaient-ils à l’élite ? Et inversement, Robespierre ou Marat venaient-ils du peuple dont ils défendaient, pourtant, les intérêts ? On peut multiplier les exemples pour démontrer les limites de cette division. Du reste, Asselineau, énarque, haut fonctionnaire, semble dans son discours ne pas se voir dans l’élite, lui non plus, de même que la plupart des politiciens souvent bien établis qui utilisent ce discours fédérateur, mais simpliste.

Est-ce Pujadas qui pervertit le système, ou le système qui pervertit Pujadas ? La réflexion peut également se poser en histoire et est bien trop ignorée par nos politiciens qui, tous, ne veulent pas réfléchir à un système dont ils font partie.

C’est d’ailleurs ce que je reprochais à Henri Guillemin : en se focalisant sur des individus qui seraient par nature malveillants ou traîtres, on laisse planer que de meilleurs individus pourraient changer les choses ; du reste, ce culte de l’homme providentiel fonctionne particulièrement chez Asselineau, comme chez Mélenchon qui a souvent des discours qui, sur ce terrain, relèvent d’une lecture tout aussi simpliste. Derrière des solutions en apparence simples (« le coup de balai », la sortie de l’Europe), sont négligés bien des problèmes qui sont liés aux structures mêmes, et non aux personnes. Or, ces structures, souvent complexes, doivent être décryptées pour bien être comprises. C’est par exemple ce qu’a fait Usul sur le journalisme à travers sa vidéo sur David Pujadas, qui analyse le journaliste non pas comme un individu corrompu, mais comme produit d’un système qui pourrait en transformer bien d’autres après lui. C’est une telle étude, décentrée des personnes, que je vais essayer de proposer bientôt sur la Révolution.

 

Oh mon Dieu tout est lié.

Résumons : Asselineau présente des faits sans contexte, et leur fait démontrer des choses qu’il ne démontre pas ; il sombre en permanence dans la téléologie qui est son moteur puisqu’il est persuadé que l’Histoire est, par nature, vouée à se répéter ; il occulte un très grand nombre de faits qui tendraient à mettre à terre sa théorie ; et, finalement, il passe du coq à l’âne, sautant d’une période à une autre pour ensuite revenir en arrière, décalquant des situations sans rapport réel en ne gardant que leurs points communs. Il y a là une bonne dose de charlatanisme. Mais je ne résiste pas à évoquer ici, pour les personnes qui ne voudraient pas se farcir l’intégralité de sa conférence, la « clé de voûte » (bien bancale) de sa démonstration : le coup des étoiles d’or.

Dès le générique de la conférence, en effet, les différents drapeaux français successifs sont alignés (voir l’image ci-dessous), avec un peu de foutage de gueule en réalité : en effet, pour les deux empires comme pour Vichy, Asselineau a préféré prendre des drapeaux qui n’étaient pas le drapeau national (le tricolore classique restait en vigueur) mais les emblèmes d’un régiment (de fait décoré à son effigie) ou du chef d’État. Par cette pirouette, Asselineau veut démontrer que chaque fois que des étoiles d’or ont été imposées au drapeau français, la souveraineté était perdue ; et que lorsque le tricolore était retrouvé la souveraineté revenait au peuple. On pourrait lui rétorquer que, d’une part, le tricolore pur a en réalité été conservé sous les régimes à poigne mentionnés (du reste, Asselineau passe très très vite sur le fait que la Monarchie de Juillet, qu’il n’aime pas, avait rétabli le tricolore : cela gêne sa démonstration) ; d’autre part qu’à l’inverse, même les Républiques ont aimé les drapeaux « customisés » comme en témoignent les pavillons de navires puis voitures présidentielles qui, jusqu’à l’élection de Jacques Chirac, portaient les initiales d’or du président en exercice. Oui, mais tout cela ne rentre pas dans la démonstration d’Asselineau, qui veut surtout montrer que, comme sous Vichy, comme sous les Bonaparte, nous sommes soumis aux étoiles d’or ; celles, désormais, de l’Union Européenne et donc de l’impérialisme. Que du symbole (faux, qui plus est), sur lequel il passe beaucoup de temps. Temps qui auraient pu servir à de l’argument de fond, pourquoi pas ?

Si on a le droit aux marques personnelles des chefs d'Etat, les emblèmes des présidents sont aussi très sympas, comme ici le pavillon personnel de Paul Doumer.
Si on a le droit aux marques personnelles des chefs d’État, les emblèmes des présidents sont aussi très sympas, comme ici le pavillon personnel de Paul Doumer.

 

Asselineau, pas si différent des autres, finalement…

Pour conclure, donc cette conférence d’Asselineau est une utilisation tout ce qu’il y a de plus classique de l’Histoire en politique : analogies mal étayées, argumentation en apparence efficace, mais sans fondement quand on creuse, mensonge par omission… Peu importe le fond, les idées défendues : quand bien même elles sont honorables, la méthode est malhonnête, quelle que soit la personnalité politique qui les utilise. D’où la nécessité de faire attention, et donc de faire travailler son esprit critique. L’Histoire permet de comprendre le présent, certes, si on l’utilise dans le bon sens, c’est-à-dire en contextualisant, en analysant et en ne trahissant pas, même si les effets sont moins spectaculaires. Elle n’est en revanche pas une boule de cristal, ni un réservoir de modèles à invoquer, et encore moins une caution : les idées du présent n’ont pas besoin du passé pour tenir ; les faits actuels devraient suffire à les faire perdurer. Pour prendre un exemple, lorsqu’Asselineau défend le service public, il le fait parce que ce serait intrinsèque à la France, sa nature profonde. N’y a-t-il pas de meilleure raison de le défendre ? C’est une chose de croire et d’affirmer ; c’en est une autre de le faire pour de bonnes raisons.

Bien entendu, les ficelles utilisées ici ne s’appliquent pas qu’à Asselineau et aux créations de l’UPR, même si cette conférence de 3 h 15 relevait en l’occurrence du véritable « bingo ». En effet, la campagne de la primaire « de droite et du centre » a vu également resurgir des arguments très proches des siens, d’ailleurs (du « nos ancêtres les Gaulois » à la colonisation comme « partage ») ; et l’essentialisation (« La France, c’est XXX ») est une constante que l’on retrouve tant dans les discours de droite que dans ceux de Manuel Valls ou de Jean-Luc Mélenchon. Il serait temps, peut-être, de cesser d’avoir recours à cet argument stupide de « l’appel à la nature » pour enfin, trouver de vraies raisons d’agir, quel que soit le sens. Pourquoi n’agirions nous pas dans un sens, non plus parce que « c’est notre nature » mais parce que « c’est ce qui semble le plus judicieux, maintenant » ?

On l’aura compris, si cette conférence d’Asselineau touche le fond, elle n’est que l’un des nombreux échantillons de bullshit historique qui circulent dans le discours politique. Que son auteur soit absent des médias ne rend pas son propos plus intelligent que la moyenne : réduites en longueur, ses simplifications seraient tout à fait raccord avec les discours habituels de nos chaînes de télé. C’est, dans tous les cas, un bon sujet d’entraînement à l’esprit critique toujours drôle entre amis et je ne saurais trop remercier mon disciple Louis pour le soutien moral apporté lors du visionnage et les échanges qui s’en sont suivis.

 

Pour aller plus loin

Impossible ici de citer tous les ouvrages sur lesquels je me suis appuyé pour rédiger cet article. À vrai dire, bien souvent, un simple saut sur Wikipédia peut suffire à voir ce que notre conférencier « oublie » ou « transforme » ; ceci étant d’autant plus drôle que par ailleurs son Power Point regorge d’images qui viennent directement de Wikipédia, justement.

Pour des sources plus détaillées, l’énorme collection d’Histoire de France des éditions Belin, rédigée par des universitaires d’aujourd’hui, fournira un aperçu de ce qu’est la recherche en histoire actuelle, loin des clichés véhiculés par nos politiciens. Dans le même genre, sur la thématique « gauloise », le très bon Nos ancêtres les gaulois de Jean-Louis Bruneaux (Seuil) est passionnant et facile à lire, pour démonter tous les clichés subsistant sur le sujet.

205 commentaires sur “Récupérations politiques de l’Histoire : Asselineau, un cas d’école

Ajouter un commentaire

    1. Quelques explications sur le sujet ici ! https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9gendes_et_th%C3%A9ories_alternatives_sur_le_naufrage_du_Titanic#La_th.C3.A9orie_de_l.27.C3.A9change_de_navires

      Oui, c’est bien une théorie qui a été exposée dans un livre et, effectivement, si on occulte tous les faits qui la démontent, elle a l’air de se tenir. Mais c’est un gros « si » vu que des faits qui la démontent, il y en a pas mal. 😀

      J'aime

    2. bon j’ai eu le courage de regarder la vidéo en entier … (en fait j’ai arrêté après 1986 … j’pouvais plus là). J’ai pas encore lu ton commentaire mais déjà c’est du très très très lourd qui tache comme un gros verre de villageoise qui tâche !! Mais …. y’a des trucs intéressants. Et puis mine de rien, cette exposé très lénifiant et carrément propagandiste nous apprend plus de choses sur celui qui l’énonce. A avoir en tête pour les élections ….

      J'aime

      1. Alors je viens de lire ton analyse. Je n’ai pas grand chose à ajouter. Les seuls instants que j’ai trouvé sont ceux où ils traite du numismatique. Peut-être le contrecoup du caractère pompeux de son exposé.
        Par contre, on pourrait insister sur autre chose. Je comprends qu’au vu de l’étendue du « cas asselineau » tu n’aies pas eu le temps de tout traiter. Asselineau reste cantonnée à une « histoire politicienne faite par les puissants » . Or aujourd’hui, je pense que la plupart des historiens sérieux s’accordent sur le fait que l’histoire est aussi l’histoire de groupes sociaux différents aux intérêts différents et antagonistes. Une histoire sociale comme le disait l’école des annales. Si les rois de France sont rois de France justement, c’est parce qu’ils sont soutenus par une noblesse – et que cette noblesse est elle même divisée en plusieurs strates (par la richesse financière, la reconnaissance sociale, l’importance des ses possessions). Cette noblesse a des intérêts propres et parfois contraires aux intérêts monarchistes. D’où l’émergence de conflits en cas de vacances de pouvoir. On est bien loin de la « théorie de la trahison » – qu’on peut aussi qualifier de théorie du complot.
        Les rois de France ont aussi besoin d’argent pour lever leurs armées quand ils font le guerre. Ces détenteurs de capital financier forment eux aussi un groupe social à part, avec ses intérêts, voire ses préférences politiques qui ne coincident pas forcément avec les intérêts de la Monarchie.
        On pourrait aussi parler de la paysannerie, des habitants des villes, des artisants, etc … Chez Asselineau, pas de démographie, pas d’économie, pas d’histoire des représentations. Asselineau développe une vision simpliste de l’histoire, manichéenne … et propagandiste.
        J’ai envie de conclure sur un détail de la révolution française. J’avoue que je connais pas trop mal cette période. C’est l’exécution de Louis XVI. Cet évènement aurait pu servir la thèse d’asselineau. Le roi qui trahit le peuple et qui est jugé. Asselineau évoque ce passage très rapidement en disant que le roi a été condamné pour parjure. Ce qui est historiquement faux puisque Louis XVI avait été reconnu coupable de haute trahison – collusion avec l’ennemi extérieur. Aux début de la révolution, le nouveau régime semble s’acheminer vers une monarchie parlementaire. En effet la haute noblesse et une partie du haut clergé (et encore il faudrait rentrer dans le détails) ont peur de la révolution. Chose bien naturelle puisque ces groupes sociaux craignent – à juste titre – de voir leurs privilèges remis en question. Le roi et son entourage ont peur eux aussi. il joue l’attente. Surtout que le Peuple de Paris fait preuve d’une dynamisme indépendant de l’assemblée. Ce sont les femmes sans culottes qui viennent chercher le roi à Versailles pour l’amener aux Tuileries. L’Assemblée elle même est divisée sur les pouvoirs à donner au roi. Un groupe d’élus – avec notamment La Fayette- affiche publiquement sa préférence pour un régime très modéré. Avec le nouvelle constitution, le roi obtient un droit de véto (déjà critiqué dès le début) sur les lois. La paysannerie va aussi jouer son rôle au moment de « la grande peur » en juillet 1789. Des groupes de paysans vont alors demander des comptes à aux seigneurs locaux – des fois pour célébrer avec eux la nation …. mais aussi des fois pour brûler les livres de compte sur lesquels étaient répertoriés les droits féodaux. L’histoire est une suite d’événements complexes qui fait entrer en ligne de comptes de multiples acteurs aux intérêts divergents, des réalités sociologiques, économiques, symboliques diverses. Sans compter que des éléments psychologiques personnelles peuvent aussi entrer en ligne de compte.
        Pour terminer sur Louis XVI, il est généralement admis qu’il n’a pas voulu d’entrer de jeu tenter l’épreuve de force avec l’assemblée et le peuple. Il a préféré jouer double jeu . Dans les correspondances qu’il entretenait avec les princes étranger il leur disait de ne pas tenir de ce qu’il pouvait déclarer publiquement. Sa fuite à Varenne (qui causera sa perte) était pour lui la seule solution parce qu’il avait l’impression que sa position en France était devenue intenable. Il avait du mal user de son véto contre des mesures qui faisaient l’unanimité mais que lui désaprouvait en tant que garant de l’ordre ancien. C’est aussi une question de culture et d’éducation. Comment peut réagir un homme très vite confronté à une situation qui le dépasse totalement et qui remet en cause toute son éducation – c’est lui le chef de droit divin. Avec de tels présupposés bien ancrés, comment réagir devant une situation où tout le monde vous dit que ce n’est plus toi le chef ?

        J'aime

    3. Quand je lis cet article cela me fait penser aux conclusions de Pierre Dac après des pages de démonstration : « A moins que ce ne soit le contraire »
      Je suis heureux en tous les cas que les discours d’Asselineau remonte le niveau intellectuel de la campagne présidentielle, et que l’on intéresse ainsi les Français à l’histoire. Les discours de ce candidat sont déjà très longs et il doit faire des raccourcis, et il a certainement sa vision de l’Histoire. Mais je rêve de débats historiques à la télévision et pourquoi pas des feuilletons historiques qui pourraient intéresser les spectateurs ( plutôt que des séries américaines débilitantes).
      Bravo à ce candidat…

      J'aime

  1. Honnêtement, c’est 1000 fois trop long comme article. Surtout, vous considérez que l’histoire est l’affaire des historiens. C’est ridicule.

    En outre, évitez les erreurs factuelles, ce qui fait assez mauvais genre de la part d’un historien qui se propose de démonter une conférence sur l’histoire : vous écrivez « Rappelons les faits pour ceux qui ne le connaissent pas : énarque puis haut fonctionnaire ayant écumé les ministères notamment au service de Charles Pasqua et Nicolas Sarkozy, il a quitté l’UMP en 2006 ». Or : (1) Asselineau n’a pas fait partie du cabinet ministériel de Pasqua, (2) Asselineau n’a pas fait partie du cabinet ministériel de Sarkozy, (3) Asselineau n’a jamais été membre de l’UMP.

    J'aime

    1. Asselineau siégeait dans le groupe UMP jusqu’en 2006, comme en témoigne notamment cet article d’époque (http://www.leparisien.fr/paris/demission-remarquee-a-l-ump-03-10-2006-2007382302.php) ; s’il n’a pas fait partie du cabinet ministériel de Pasqua, il a en revanche ensuite été son chef de cabinet (http://www.lemonde.fr/web/recherche_breve/1,13-0,37-706314,0.html) ; et Sarkozy, à l’économie, a bien confié en 2004 la responsabilité de toute une équipe (encore une fois, un article d’époque : http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/intelligence-economique-les-raisons-du-retard-francais_1436096.html). Bref, oui, Asselineau a très longtemps écumé ces cercles-là, même s’il les condamne aujourd’hui.

      Pour le reste, désolé que vous trouviez l’article long : c’est parfois nécessaire pour donner des éléments précis. Quoique, Asselineau le prouve, on peut aussi faire très long tout en restant très vague…

      J'aime

      1. Je confirme les propos de yves Balle Asselineau n’a jamais été membre de l’ump .
        Je suis étonné de la part d’un historien d’être aussi flou sur l’histoire récente du parcours de M Asselineau.
        Le lien de l’express est en réalité une mise au placard ou une sanction de sarkozy parce qu’il a refusé de rectifier un dossier dans le cadre d’une analyse en tant que haut fonctionnaire et pas comme adhérent a l’ump.
        Asselineau de 1982 a 1999 n’a été dans aucun parti politique il est seulement fonctionnaire et il sert des gouvernements de gauche ou de droite.
        Actuellement il travaille a bercy sous un gouvernement de gauche.
        Mais en 1999 il décide de rejoindre pour la première fois un parti le RPF(toujours dans l’optique que l’europe est le problème et pas la solution)
        Asselineau n’étant pas professionnelle de la politique il se faire avoir par pasqua.
        EN 2001 il se présente aux élections municipales a paris du 19 eme sur une étiquette RPF .
        Il se fait élire face une liste UMP et socialiste ,il quitte le RPF et décide de prendre l’étiquette du groupe UMP de panafieu (2 ans) ,il est assez courant qu’ au niveau local des élues changent d’étiquette en cour de mandat mais changer d’étiquette ne veut pas dire adhérer un parti .
        J’ai déja vu un élu écologiste aller prendre ou aller en cours de mandat vers une liste de droit et prendre une étiquette de droite ou indépendante
        La politique locale n’a rien avoir avec la politique nationale.
        Asselineau quitte le groupe UMP comme le dit le lien du parisien mais pas du parti politique UMP
        Asselineau n’a jamais participé a la vie interne du parti politique de l’UMP mais bien avec le groupe UMP du conseil de paris .

        Aimé par 1 personne

  2. C’est dommage que pour un historien tu tire tes sources de YouTube et wikipédia uniquement à se demander qui es le plus dans la pensé unique monsieur le prétendu historien

    J'aime

    1. Des sources wikipédia comme la collection de 13 ouvrages universitaires que je cite en fin d’article, plus pas mal d’autres cités en biblio de mes autres articles ? 🙂 Au passage, je crains qu’Asselineau lui-même n’ait pompé la plupart des documents qu’il utilise dans sa conférence sur Wikipédia : les cartes, notamment, proviennent de là. Mais bon, quand on atteint le point « pensée unique », tout espoir est perdu. D’autant que la pensée unique qui s’est exprimée à la télé ces derniers temps ; que ce soit par le « nos ancêtres les Gaulois » ou sur « les bienfaits de la colonisation », elle va plutôt dans le sens d’Asselineau. Mais passons.

      J'aime

      1. Si je peux me permettre, sur ce point précis, Asselineau n’a jamais parlé « des bienfaits de la colonisation », il prétend qu’il y a eu tout de même des personnalités françaises, lors de la colonisation, qui ont œuvré au bien des populations en question. Il n’a jamais fait l’apologie de la colonisation et je dirais même qu’il a toujours condamné cela, il prétend notamment dans son programme présidentiel, vouloir finir avec la Françafrique et vouloir une collaboration internationale avec les pays de la Francophonie sur un pied d’égalité. Également, dans votre commentaire vous avez dit « un empire n’est mauvais que lorsqu’il cherche à soumettre la France » en oubliant volontairement de citer la dénonciation d’Asselineau à l’égare de l’empire Napoléonien … français … Il est souvent facile de dénoncer les mensonges par omission des autres mais c’est un peu ridicule quand vous en faîtes vous-même.

        J'aime

  3. Un article tout à fait intéressant, même si je crains fort que les tenants de l’UPR ne constituent déjà une cause perdue; leurs réflexions fonctionnent généralement en vase clos, de telle sorte à rejeter tout ce qui ne va pas dans le sens du grand conférencier. Au moins l’initiative convaincra-t-elle les indécis de la dangerosité du discours. D’ailleurs, je ne peux qu’être admiratif devant pareille abnégation: visionner dans son intégralité une conférence d’Asselineau sans fermer rageusement son navigateur Internet, c’est une gageure!

    Étant apprenti médiéviste, je me permets cependant d’apporter une petite correction : j’ai en tête au moins un exemple d’armée hostile ayant foulé le sol de l’Angleterre après 1066. À la fin du règne de Jean sans Terre, le fils de Philippe Auguste, le futur Louis VIII, livre une petite guerre outre-Manche. C’est un conflit assez méconnu, mais il convient de le mentionner, d’autant que l’héritier au trône de France met les pieds sur le sol anglais au point de parvenir temporairement à contrôler un tiers du royaume!

    Aimé par 1 personne

    1. Militant UPR depuis pas mal de temps, j’ai regardé nombre de ses conférences et je me doutai que tout ne pouvait être exact, mais comme vous le dites, pas plus que les autres, pas moins..

      Alors que dire? Et bien que malgré des détournements choisis (ici on utilise l’histoire pour expliquer les origines d’une entité technocratique autoritaire et capitaliste aux origines largement plus floues que les conférences de François Asselieau…

      cependant je penses comme vous, que l’essentiel est d’expliquer en quoi sortir d l’union Européenne est bon pour notre pays…
      Et cela est fait de la manière la plus simple et efficace, les traités… Ils sont rerootés depuis le site…

      Puis aussi et surtout… Le mouvement est constitué de gens qui en ont ras le bol…
      Et si Asselieau a réussi à me persuader de rester à écouter 4h de conférence sur une partie de l’histoire de France, c’est toujours mieux que des élucubrations de Macron, pleine de vide non?
      Et cela peut aider les internautes à appréhender l’information de manière très différente…

      J'aime

  4. Le début de votre article, rédigé sur pseudo, annonce d’entrée que voulez en découdre avec François Asselineau. Alors vous mélangez tout, parce que cela arrange votre démonstration mais, hélas, ce que vous écrivez est faux. Vous pratiquez l’attaque ad personam, quand il eut fallu critiquer les analyses de François Asselineau. Mais pour cela vous manquez cruellement de courage et, principalement, d’arguments.
    Pour votre gouverne, je pose ici un lien que vous pourrez méditer. Votre objectivité est au ras du sol, pardon, sous terre.
    Un grand coup d’épée dans l’eau qui apporte simplement la démonstration que François Asselineau est dans le vrai.
    https://www.upr.fr/vos-questions-nos-reponses/questions_diverses/quels-ont-ete-les-liens-de-m-asselineau-avec-m-pasqua

    J'aime

    1. Votre commentaire est l’archétype de la pensée (ou plutot de l’absence de pensée) des militants de l’UPR.

      L’article passe son temps à démontrer la falsification de l’histoire par Asselineau, et vous réduisez la chose à un vague « attaque personnelle », ça illustre bien l’estime que vous avez pour le débat démocratique et la liberté de critique.

      J'aime

      1. Disons que c’est toujours difficile de considérer l’autre dans un débat lorsque celui-ci fait des réductio ad Hitlerum (« Le plus récent mentionné dans sa conférence, si j’ai bien relevé, est Jacques Bainville, aujourd’hui vénéré par l’extrême droite et dont l’Histoire de France remonte… à 1924. », ici la référence à l’extrême droite est uniquement pour essayer de rapporcher Asselineau à celle-ci …), des mensonges par omissions que pourtant l’auteur dénonce chez Asselineau (« pour lui, un empire n’est mauvais que lorsqu’il cherche à soumettre la France » sans dire qu’Asselineau condamne formellement l’empire Napoléonien …), des approximations de citations que pourtant, encore une fois, l’auteur dénonce chez Asselineau (« Comme toute la démonstration va reposer sur ces affirmations, il va donc falloir s’interroger pour comprendre si ces deux prérequis sont vrais :

        Ce qui s’est passé plusieurs fois se reproduira forcément.
        Ce qui ne s’est jamais produit ne se produira certainement jamais.
        « , alors qu’Asselineau dit textuellement au début de la conférence : « un évènement qui s’est produit une fois à des chances de se reproduire, un évènement qui s’est déjà produit 5 fois a beaucoup de chances de se reproduire, un évènement qui se produit sans arrêt se reproduira, en revanche un évènement qui ne sait jamais produit a très peu de chance de se reproduire un jour », la démonstration sur ces prérequis est déjà un baratin).
        Dénoncer les raccourcis, je veux bien, c’est tout à fait justifiable et ça permet de relativiser un discours en l’occurrence, mais si pour cela il y a des raccourcis et des interprétations bidons dans le lot que par ailleurs l’auteur dénonce, on voit clairement que la démarche sert déjà d’entrée de jeu à décourager le lecteur d’écouter la conférence en critiquant notamment sa longueur et de partir directement avec un apriori négatif sur Asselineau. (entre parenthèse, critiquer la longueur d’une conférence pour ensuite critiquer les mensonges par omission sur le fait qu’il n’a pas tout aborder dans l’histoire de France, c’est un peu se foutre de la gueule du monde, il est bien entendu que si on abordait toute l’histoire de France en détail, 3h ne suffiront jamais).

        Aimé par 1 personne

      2. Ketchoupi, discuter avec des types comme ça, c’est une perte de temps. Le type est aveuglé par son messie.
        Et là, oui, c’est une attaque ad hominem. Je pourrai expliquer pourquoi discuter avec toi (Drezen) est une perte de temps, mais ça serait perdre mon temps.

        J'aime

  5. Même si je diffuse actuellement souvent François Asselineau sur mon compte Twitter en tant que simple sympathisant de l’UPR, j’avoues que les critiques de cet article sur François Asselineau sont fondées, mais ces critiques ne démontent pas forcément totalement l’UPR et François Asselineau.

    Je pense que François Asselineau est très bon pour apporter des preuves irréfutables que l’Union Européenne est anti-démocratique, et est très néfaste pour les peuples pour pleins de raisons qu’il évoque dans ses conférences. Je pense qu’il reste très utile de diffuser des conférences de François Asselineau et l’UPR reste utile pour le débat publique. Mais Asselineau n’est pas historien de métier et reste un homme politique, donc il est possible qu’il fait quelques erreurs et approximations, non pas forcément pour manipuler les gens ou faire de la récupération politique, mais par ce que simplement il n’est pas historien de métier et qu’il est beaucoup plus difficile à trouver les sources fiables sur ce qui concerne les événements historiques qui se sont passés il y a plusieurs siècles que sur les événements actuels ou du XXème siècle. Cela n’empêche pas que les causes qu’il défend sont nobles.

    Je tiens comme même compte de ces critiques qui semblent pour moi fondés. C’est rare que je trouve des critiques fondés et non diffamatoires sur François Asselineau, je vous félicite tout de même pour la qualité de votre article, et le fait que c’est un des rares articles qui fait des critiques fondés sur François Asselineau.

    J'aime

    1. A mes yeux, dire d’un document qu’il y a quand même x % de vrai donc qu’il est intéressant (avec x inférieur à 50), n’est pas un argument en soi. Là on voit clairement qu’Asselineau, sur toute la longueur de la conférence, ne fait qu’instrumentaliser de façon confuse l’Histoire. Il aurait pu trouver quelqu’un pour lui relire son papier ou l’aiguiller sur les exemples à prendre, mais là c’est très malhonnête. Pas forcément beaucoup plus que les autres, sauf qu’il est le parfait exemple du « récit national » et des réécritures lamentables de l’Histoire par quasi tous les gouvernants ou aspirant-gouvernants.
      C’est dommage car la question de l’UE est très intéressante et vaudrait le coup d’être correctement débattue.

      J'aime

  6. Article qui remet les choses au clair, merci! (surtout que peu de gens aurait le courage de tout regarder, ahah)
    Mais je rebondis sur le commentaire au dessus : est-ce qu’un•e politicien•ne peut jamais être honnête en parlant histoire?
    comme ça j’aurais tendance à dire que non, et que le plus important c’est de pas tenir des propos absurdes et/ou à visée discriminantes, et de reconnaître que l’idéologie a son rôle, mais après je suis pas historienne… qu’en penses-tu?

    J'aime

    1. Je pense aussi que pour un politicien qui s’engage en campagne, la forme prime sur le fond, donc oui, il sera difficile d’être honnête. En revanche, je pense que la connaissance honnête de l’Histoire peut avoir une réelle utilité en politique, si elle nous sert à comprendre ; pas à chercher à démontrer.

      J'aime

  7. Votre travail m’a l’air honnête et rigoureux. Personnellement, je m’étais fait les mêmes remarques (pour les 2 assertions du départ).

    Néanmoins, bien sûr il y a des approximations mais il s’agit surtout de l’interprétation des événements. Or l’interprétation, y compris chez des historiens de profession, n’est jamais parfaite et d’ailleurs change selon le temps.

    Après, au fond, l’idée est de justifier, historiquement, qu’une unification de l’Europe n’a jamais eu lieu (et ce sur une longue période en remontant à l’Antiquité) et de même qu’une monnaie plurinationale n’a jamais existé – ce qui est historiquement vrai, donc. L’idée est donc d’en déduire que la probabilité que l’U.E soit perenne est relativement faible (même si non nul).

    De toutes façons, personne ne pourra avoir toujours exactement raison dans une conférence qui traite plus de 2 000 ans d’Histoire et notamment ne pourra pas avoir un contenu exhaustif.

    Le fond est bien entendu politique – et l’auditeur n’est pas prit en traître comme vous le dites. D’ailleurs le fait que l’Union européenne et l’euro sont voués à disparaitre – une analyse systémique suffit largement. D’ailleurs des universitaires « bien sous tout rapports » comme M.Sapir (pour l’euro uniquement) le dit et l’explique, d’ailleurs comme la plupart des prix Nobels d’économie.

    Finalement, comme tous les politiques dès qu’on use de l’Histoire pour essayer de montrer un argument la complexité des événements fait qu’on ne peut jamais les faire correspondre avec l’actualité – d’ailleurs je l’ai [Asselineau] déjà entendu dire « L’Histoire ne se répète jamais, elle bégaye » (contrairement à ce que vous lui faite dire).

    C’est pourquoi Asselineau n’est pas pire qu’un autre et je dirais même qu’il est plus honnête que d’autres politiciens qui utilisent l’Histoire avec beaucoup plus d’erreurs – voyez Nicolas Sarkozy, Hollande. Et de toutes façons cela ne démonte en rien les opinions politique – mais vous l’indiquez bien – de l’U.P.R.

    PS :
    « Le personnage est aussi populaire auprès de ses soutiens qu’inconnu ailleurs »
    Excusez-le de pas passer sur T.F.1 :P. Bon l’argument de « je vote pour celui que je vois passer à la télé » c’est ce qui conduit à voir du Sarkozy, du Flanby ect..

    « et dénonçant fréquemment de multiples complots »
    Heu… il dit juste des faits historique – par exemple que l’Union Européenne a été voulu par les américains.
    magazine Historia : La C.I.A finance la construction européenne
    http://www.historia.fr/la-cia-finance-la-construction-europ%C3%A9enne

    Source de la C.I.A (déclassifié) :
    https://www.upr.fr/wp-content/uploads/dossiers/DEPARTEMENT-D-ETAT-AMERICAIN-Note-du-11-juin-1965-V15.pdf (PAGE 12) : l’occasion de vous demander que pensez-vous de ce document historique, et plus généralement êtes-vous d’accord avec l’assertion : « la C.I.A – ou plus généralement les U.S.A – ont financés l’U.E ? Votre avis d’historien m’intéresse.

    D’ailleurs on remarquera que les US sont pro-UE, or on dit que l’U.E fait contrepoids aux US, alors pourquoi les US n’ont pas voulu du brexit ? Cette question est rhétorique et ne traite pas d’Histoire donc je n’attends pas à ce que vous répondiez (contrairement à la question du dessus).

    En tous cas merci pour votre travail critique qui est toujours nécessaire. Vos articles sont très intéressants. Un blog de plus dans mes favoris 😉

    J'aime

  8. L’analyse est très bonne c’est pas un problème. Mais un truc me dérange dans l’avant propos, vous dites que l’upr est un mouvement marginal et qu’il est généralement inconnu, qu’il a fréquenté pasqua sarkozy et autres et qu’il dénonce « fréquemment de multiples complots émanant généralement, selon lui, de la CIA. ».

    Selon moi cet avant propos marque quand même un a priori négatif sur le personnage puisque ces mentions n’ont rien à voir avec l’analyse faite après.
    Donc pourquoi cette analyse ? Selon moi faire une analyse négative du personnage sans exposer les points positifs, avant une période électorale, pour un mouvement qui a du mal à s’imposer dans le débat public montre une volonté de « descendre » le personnage et donc de disqualifier d’office les idées portées par le mouvement. Et c’est là que j’ai un problème, c’est un des seuls mouvement politiques à dénoncer les traités européens, la politique étrangère belliciste de la France et des USA, et à dénoncer le racisme du FN et de LR …

    Donc selon moi, à part les problèmes sur l’Histoire etc l’UPR est un mouvement assez positif actuellement ou aucune remise en question de l’UE, des USA, ainsi que des guerres étrangères n’est possible. Donc malgré le fait que l’analyse est correcte je trouve qu’elle manque de neutralité dans ses intentions, je pense qu’il vaut mieux critiquer des gens qui ont déjà la parole sur les grands médias (Fillon, Juppé, Macron, Valls, Sarkoz, Dupont Aignan, MLP etc) et qui portent des idées dangereuses, plutôt que de critiquer des gens qui ont du mal à se faire entendre à cause d’un verrouillage médiatique (qui existe il faut pas se mentir, rien qu’en histoire c’est plus facile pour des gens comme stéphane bern ou laurent Dutcsh de faire passer leur discours que pour d’autres qui ne partagent pas les mêmes idées) et qui portent des idées de paix, d’amitié entre les peuples etc( oui c’est culcul ce que je dis mais l’upr est contre les guerres en Irak Afghanistan … l’upr ne tient pas un discours islamophobe qu’on voit dans tout les grands médias …) .

    Donc il faut vous positionner selon moi sur les idées de l’upr de manière critique (vous dites d’emblée que vous pensez que c’est un facho souverainiste, que l’europe c’est bien etc etc si c’est ce que vous pensez), ou alors vous restez complètement neutre (présenter Asselineau de manière neutre ou bien se contenter de l’analyse critique de ses conférences historiques).

    J'aime

  9. C’est une critique à la fois bonne sur les points historiques, et énervante sur l’aspect politique.

    Et même sur l’aspect historique, l’auteur semble nier les documents déclassifiés de la CIA sur les financements de l’UE et ranger ça dans la case « complot », c’est un comble quand on accuse Asselineau de faire du « cherry picking, » d’user de la même méthode.

    Mais peut-être que les documents déclassifiés de la CIA sont un sujet trop brûlant pour un historien ?

    De plus, à lire sa conclusion, « l’histoire » ne servirait pas à faire du story-telling pour rassembler un peuple, il faudrait tout déconstruire scientifiquement, pour montrer que tout est construction sociale bla bla bla…

    …pour l’auteur, un homme politique valable, c’est un historien d’extrême gauche en gros.

    Les jeunes historiens de gauche (et j’en connais quelques uns) sont assez insupportable à noyauter toute alternative (car attaquer la conf. d’Asselineau, c’est attaquer les propositions de l’UPR) ne correspondant pas à leur utopies, et à leur « savoir mieux que les autres, » sans rien proposer eux-même d’autre qu’un hashtag twitter.

    On vaut mieux que ça putain.

    J'aime

    1. « Les jeunes historiens de gauche (et j’en connais quelques uns) sont assez insupportable à noyauter toute alternative (car attaquer la conf. d’Asselineau, c’est attaquer les propositions de l’UPR) ne correspondant pas à leur utopies, et à leur « savoir mieux que les autres, » » bah restez dans votre univers de mensonge et de mystification de la réalité historique.
      L’histoire ne sert ni au roman, ni à la révolution, ni au Frexit. Faudra vous y faire.

      J'aime

      1. Historien mais pas philosophe 🙂 Soldy est un donc un homme heureux. « Heureux celui qui sait » disait Diogène.

        J'aime

  10. Bonjour et merci pour cet article méritoire, qui réussit le tour de force d’être bien écrit et agréable à lire tout en allant au fond des choses. J’aurais presque aimé que l’auteur mette en ligne ses 8 pages de notes sur les 30 premières minutes de la conférence.

    Un internaute avait déjà proposé de commenter cette vidéo, se concentrant sur l’épisode de la guerre des gaules https://justpaste.it/2po7 (lire l’article en pdf pour bien distinguer les citations)

    Je remercie vivement l’auteur de l’article donc sur lequel je n’ai pas grand chose à ajouter.

    Personnellement, j’ai le même penchant politique que François Asselineau (si je le connais, c’est parce que je milite pour un autre petit parti souverainiste que François Asselineau insulte régulièrement, Debout la France), mais je suis outré qu’un tel discours aussi simpliste vienne au renfort de thèses que je soutiens.

    Il y a néanmoins un point avec lequel j’aimerais avoir des éclaircissements de l’auteur. C’est lorsque vous parlez d’essentialisation.

    Je suis tout à fait d’accord pour dire qu’il est ridicule de dire que la France, depuis1860 a par exemple telles frontières et que du coup forcément la France aura toujours ces frontières là (et on peut penser par exemple, sans que ce soit complètement fou dans le sens d’inenvisageable, que la Corse devienne à moyen terme indépendante ou bien que la Wallonie rejoigne la France). Pour autant, peut-on rejeter toute essentialisation? Je sais que là on va toucher au débat sensible de l’identité, mais peut-on dire que la France n’est que le résultat de strictes contingences historiques?

    Je sais que cette citation apocryphe est très souvent détournée de son sens par l’extrême droite, mais lorsque Charles de Gaulle dit « Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne », est-il complètement dans l’erreur?

    Sur le reste, je vous soumets un autre lien sur l’histoire et François Asselineau :

    Un commentaire mis en ligne par le même internaute que précédemment sur le dossier prétendument sérieux consacré à Jean Monnet https://justpaste.it/2yhc (même remarque que précédemment : mieux vaut lire l’article en pdf). Cet article est très intéressant parce qu’il contient un extrait d’un cable diplomatique du 9 mai 1950 où les officiels américains expliquent qu’ils ne disposent que de peu d’information quant au processus d’élaboration CECA qu’ils ne contrôlent en rien (ce qui met à mal la thèse simpliste de François Asselineau faisant de la construction européenne un jouet au service des Etats-Unis).

    J'aime

    1. l’article que vous citez ne change pas grand-chose au débat politique. De plus les câbles dont il est question ne permettent pas vraiment de savoir qui est responsable de quoi.
      On sait en tous cas que les américains semblent plutôt se satisfaire du projet de CECA.

      J'aime

      1. Là où je suis d’accord avec vous, c’est que cet article n’apporte pas grand chose au débat politique puisqu’il vise à contester une théorie complotiste soutenue, à ma connaissance, par le seul microscopique parti de François Asselineau.

        Bien entendu que les Américains semblent plutôt se satisfaire du projet de CECA…. C’est tellement vrai qu’il s’agit chez eux d’une position officielle.

        J'aime

      2. L’UPR n’est pas un microscopique parti avec presque 15000 adhérents ,alors comment qualifier DLF de parti lilliputiens , vous avez le droit de pas aimer L’UPR et veni vidi sendi a le droit critiquer l’UPR et les sympathisants ou pas ont le droit d’exprimer un avis différent. S’ il y un article sur l’UPR il y a automatiquement un commentaire de TYTHAN pas très sympatrique envers l’UPR évidement. Je trouve ça ridicule ,si l’UPR est insignifiant pourquoi passer autant de temps a écrire des commentaires Il y a en France plus de 200 partis ou groupuscules vous écrivez pas de commentaire sur eux Maintenant vous donnez des leçons ici mais sur votre blog les commentaire sont curieusement bloqués.

        Aimé par 1 personne

    2. Pour soutenir la thèse de François Asselineau et contredire CATEGORIQUEMENT vos affirmations, l’historien britannique A. W. Lowett dans son ouvrage « The United States and the Schumann Plan » aboutit à la conclusion que la CECA fut un compromis diplomatique germano-américain, dans lequel Monnet et Schumann apportèrent un blanc-seing sans aucune instruction de la part des dirigeants français. Les Etats-Unis avait besoin de relancer la production de la Ruhr dans le contexte de la guerre de Corée, ce que permit la signature du plan Schumann. Dans cette entreprise, Monnet fut constamment soutenu par la diplomatie américaine pour qu’aboutisse une « mise en commun » des ressources minières, au départ contestée par l’industrie allemande, mais nécessaire au regard des intérêts américains pour la relance de la production rhénane.
      « C’était un secret de polichinelle que le groupe de l’ambassade américaine à Paris dirigé par Tomlinson et supervisé par l’ambassadeur David Bruce agissait comme le staff personnel de Monnet pour toutes les questions relatives aux dispositions anti-cartel et anti-concentration du projet de traité, articles 60 et 61… [Grâce à Tomlinson], une présence active américaine à la conférence de Paris n’était pas vraiment utile. Le département d’Eta et l’European Recovery Program s’attendaient à travailler étroitement avec Monnet, dans les coulisses et, si nécessaire, à travers lui. » [ John Gillingham, Coal, Steel and the rebirth of Europe, 1945-1955]

      J'aime

  11. Merci Histony pour cet article qui remet en place ces incohérences historiques dans la conférence de l’Histoire de France d’Asselineau.

    Mais je constate une prise de parti contre cet Homme, alors je dois vous poser la question :
    Pour qui comptez vous voter en 2017 ?

    Le principe de l’UPR, c’est de donner la possibilité et d’accompagner les citoyens à aller lire les articles des traités de l’Union Européenne. Notamment l’article 48 du TUE qui montre que tous les programmes de Mélenchon Le Pen Macron Fillon Valls Jadot ne sont pas réalisables parce qu’il faut l’unanimité des 27 pays de l’UE (dont le Luxembourg, Malte ou l’Irlande qui ne voudront jamais changer leurs statuts).

    François Asselineau (certes énarques avec un page wikipédia très péjorative à dessein) est un des rares politiciens à expliquer qu’il faut utiliser l’article 50 du TUE pour sortir de l’Euro. Et l’article 50 est celui de la sortie simple en mode Frexit.
    Des grands économistes comme Stiglitz, Krugman, Lietaer et Sapir, nous informes déjà de l’importance de la sortie de l’Euro, et certains comme Jacques Généreux de la France Insoumise se réservent bien d’expliquer comment on peut sortir de l’Euro.

    J’espère, Histony, qu’un jour vous irez vous intéresser à la politique et notamment la création de l’Union Européenne avec des financements de l’oligarchie financière américaine comme Goldman Sachs. Parce que pour l’instant cet article sert bien mal nos frères et sœurs français et françaises qui subissent des politiques austère et son séduit par des usurpateurs médiatisés.

    J'aime

  12. bonjour je suis adhérent upr et je vous remercie pour ce travail. J’avais été très impressionné par cette conférence mais j’avais en effet quelques « réserves » sur la sur-interprétation du fil de notre histoire.

    J’ai cependant une question, car vous semblez jeter le bébé avec l’eau du bain. Cette conférence est-elle utile ou néfaste à vos yeux?

    Le drame aujourd’hui c’est qu’il est extrêmement difficile d’intéresser les gens (a fortiori les jeunes) à l’histoire si on l’expurge de toute notion de « sens » ou de « récit national », de toute subjectivité finalement*. Or il y a des centaines (si ce n’est des milliers) de témoignages de gens qui ont soudain découvert que l’histoire de France était passionnante grace justement à cette conférence de Asselineau (100*x milliers de vues). Est-elle à ce titre utile, en ce qu’elle réconcilie des gens avec l’histoire merveilleuse de leur pays, ou dangereuse car elle donne une vision faussée et sur-interprétée de la vérité?

    *J’avais lu « nos ancetres les gaulois et autres fadaises » de Reynaert, qui est pas mal mais est intéressante si on a déjà un certain bagage historique.

    J'aime

  13. J’ai du mal à être en désaccord avec les propos tenus. Asselineau adore mettre du symbolique, et ça m’horripile.

    Y a des trucs où FA est ultra agaçant:

    1. Quand il parle de drapeaux et des symboles associés.

    2. Quand il fait des calculs. Le coup où il explique que l’UE ne peut pas changer vu qu’il faut l’unanimité, mais par contre qu’il omet de souligner que lorsque l’on parle de la Wallonie face aux 28 autres états pour la signature d’un accord avec le Canada, ou des Pays-Bas pour l’accord avec l’Ukraine, là on parle de résistance héroïque. ou alors certaines régions françaises ayant la taille d’états américains (coïncidence?).
    3. Et l’appel à une vision de l’histoire constant que vous présentez ici.

    Le moment où il prends des chiffres sur des arguments relatifs aux régionnales, ou quand il balance des symboles suivis de « si vous voyez ce que je veux dire », c’est juste infernal.

    Certes, il y a plus de matière que d’autres hommes politiques, mais voilà, c’est sa vision du monde. Le truc, c’est que comme personne n’attaque Asselineau, il ne s’améliore pas, et on avance pas dans le débat. Il est persuadé d’être génial au vu de la médiocrité de la classe politique, mais il ne se rend pas compte de ses défauts.

    Bon après, je vais un petit peu nuancer le propos: ce sont de vieilles conférences, elles ont 4 ans celles sur l’histoire de France, il s’est beaucoup amélioré sur les nouvelles, et je ne l’ai pas vu parler d’histoire de France depuis un moment.

    La prochaine étape, c’est de supprimer le référencement relatif à ces anciennes conférences sur son site.

    Je vais quand même voter pour lui.

    Parce que je pense qu’il a quand même un argumentaire plus poussé que les autres candidats, et surtout des argumentaires d’autres personnes (surtout anglaises) m’ont convaincu du bien-fondé du retour à la souveraineté.

    En clair, et je pense que c’est pareil pour beaucoup de communistes qui vont voter Mélenchon: Asselineau me fait ***** au vu des démonstrations par trop biaisées, mais je vais quand même voter pour lui.

    J'aime

  14. Histony, d’ailleurs, Asselineau défend souvent que le premier président de la Commission européenne, Hallstein, était un nazi.

    Quand j’ai regardé les documents relatifs à Hallstein, j’ai constaté que les années 40 n’étaient jamais abordées en plus de 10-15 lignes (dans des biographies de plusieurs dizaines de pages).

    Les journaux qu’Asselineau cite me semble crédibles (je suis allé regarder les archives). Au final, c’est un délire complotiste ou c’est vrai?

    Je serais curieux d’avoir ton avis.

    J'aime

    1. Pour connaître l’implication de Hallstein dans l’appareil nazi, il faut se plonger dans les archives de la Stampa du 22/06/1938 et du 26/06/1938 et y apprendre que le futur premier président de la Commission Européenne faisait partie de la délégation de juristes conduite par Hans Frank de sinistre mémoire, qui devait poser les bases des relations juridiques entre l’Italie fasciste et l’Allemagne nazie.
      http://www.archiviolastampa.it/
      Wikipédia est d’une pudeur de rosière sur le sujet. A leur décharge, peu de biographes s’en sont fait les commentateurs.

      Aimé par 1 personne

  15. La revue historia a corroboré la volonté des usa de mettre en oeuvre le projet de l’ue en finançant des politiques par la CIA.

    Si historia se trompe, alors soit vous êtes un génie, soit un militant qui ne dit pas son nom et votre affirmation que l’UE n’est pas un affidé des US démontre a quel point vos connaissances sont périmées

    J'aime

    1. Encore une fois vous ne suivez pas le conseil de l’auteur qui préconise d’aborder els sources et événement dans leur contexte.

      L’UE n’a rien d’une « affidée » des USA, en revanche il en vrai que DANS LE CONTEXTE DE LA GUERRE FROIDE, les Etats Unis ont soutenu la création d’un projet européen face à l’URSS.
      Maintenant j’ai envie de dire, et après ??

      L’Europe sortant de la seconde guerre mondiale était la première à demander plus d’union politique pour garantir la paix, ce sont bel est bien les européens qui ont mis en place l’UE actuelle, pas les américains.

      J'aime

  16. Bonjour,

    Merci pour cet article très bien argumenté. Bien qu’étant adhérente à l’UPR, j’étais un peu dubitative vis à vis de cette conférence.

    Asselineau est bien meilleur lorsqu’il explique le fonctionnement actuel de l’euro que lorsqu’il parle d’histoire !

    Comme l’a expliqué une autre personne plus haut, le mérite de l’UPR est de mener les citoyens à prendre connaissance des clauses des traités de l’U.E., leur philosophie et leur fonctionnement. Et donne des pistes pour comprendre le monde d’aujourd’hui. Il est bien sûr nécessaire de compléter en achetant quelques mémentos Dalloz (Droit de l’Union Européenne, Droit constitutionnel etc.)

    Au fait, vous pouvez comprendre l’essentiel de ses positions en évitant les très longues conférences en allant sur: http://www.uprenbref.fr/

    Bonne continuation en tout cas :).

    J'aime

  17. Super article de mise au point concernant la méthodologie à appliquer en histoire.
    Votre honnêteté vous honore et vous êtes parvenu à garder une distance critique que je n’ai pas su garder lors du visionnage de la conférence : l’émotion a pris le pas sur la raison et le regard distancié. Cela montre qu’on peut être de bonne foi et manipulé dès lors que l’on est pas initié à faire fonctionner notre esprit critique… Bien à vous

    J'aime

  18. Même si François Asselineau peut faire quelques erreurs, pensez-vous que les autres candidats au présidentielles sont, au moins, aussi au fait de l’histoire que F. Asselineau ? Tout est relatif et je reste certain qu’au niveau de la connaissance en économie, en politique internationale, en connaissance de la constitution, connaissance des traités européens, en matière d’histoire, de géopolitique, François Asselineau n’a rien à envier à ses concurrents, bien au contraire.Alors cet article, à l’évidence, n’a pour objectif que le dénigrement car François Asselineau n’est pas candidat à une chaire d’histoire mais au poste de Président de la République.

    J'aime

  19. Y-a-t-il des articles sur d’autres personnalités politiques (candidats à l’élection présidentielle) ou bien François Asselineau est-il le seul à avoir eu le droit à  »ce traitement de faveur » ou a  »cette attention »?

    Sinon question de logique
    1) Quelque chose qui se produit souvent a beaucoup de chances de se produire (ce qui ne veut pas dire qu’il arrivera forcément)
    2) Quelque chose qui ne s’est jamais produit a peu de chances de se produire (ce qui ne veut pas dire qu’il n’arrivera jamais)

    Dans la conférence ces éclairages sont énoncés de la manière bien plus proche que celle que j’expose ci dessus.

    Vous dites que ces arguments sont faux. Alors certes, vous les avez déformer de manière à servir votre propos, ce qui met des doutes sérieux sur votre objectivité et impartialité. Mais c’est l’idée de base des Probabilités et des Statistiques, disciple un peu moins subjective et moins partial que l’Histoire telle quel est faites aujourd’hui, ne vous en déplaise.

    A partir de là, la suite de votre raisonnement pourrait vous être retourné : relever seulement les fait qui servent votre propos – le coup de l’aigle sur les armoiries de la ville d’Agen par exemple, vous savez quand même que les armoiries des villes proviennent des féodalités du Moyen-Âge petits empires en miniature; mensonge par omission – et ils sont nombreux, bah oui tout dire est toujours impossibles; idéalisme : les élites ont peut-être décider d’arrêter de nous trahir – c’est bien ce que l’on observe.

    J'aime

    1. Asselineau a le droit à ce traitement de faveur parce que cette analyse a été demandé par des sympathisants d’asselineau (plus, le reste de la classe politique prend déjà assez cher sur une vidéo de la chaîne Youtube).

      Personnellement je suis statisticien et je me tiens à nuancer l’objectivité des études statistiques : beaucoup de paramètres (observations considérées, modélisation et hypothèses sous-jacentes, méthode d’inférence…) relevent des choix du statisticien et il est toujours important de critiquer (au sens neutre) ces choix : ce travail n’est pas très différent en nature du travail de l’historien dans la critique des sources et de leur interprétation.

      Pour faire le lien entre histoire et probabilités, les observations qu’Asselineau considère, outre le fait d’être triées avec application pour ne pas contredire son propos (ce qu’un statisticien honnête ne ferait jamais), ne sont pas vraiment indépendantes les unes des autres puisque l’histoire n’est qu’une trajectoire : considérer la « répétition » de phénomènes (bien choisi) comme étant général est évidemment une erreur dont il faut mesurer l’effet pour déterminer si cette hypothèse est acceptable.

      Ce type d’hypothèse nécessite d’être analysé scrupuleusement du point de vue du modèle utilisé quand bien même celui-ci serait implicite (ce qui est le cas en général dans une analyse historique). L’analyse de l’article détruit le choix conscient d’Asselineau dans les exemples abordés.

      J'aime

      1. Bonjour Clément,

        Pour répondre à votre objection de statisticien, ce n’est pas le choix de telles ou telles observations qui a été déclaré comme logiquement absurde dans l’introduction. C’est bien le type de raisonnement lui même, qui consiste à faire des déductions à partir d’observations, qui est déclaré comme illogique.
        Si un événement se produit souvent, on en déduit qu’il a plus de chance de se produire qu’un événement qui n’arrive jamais. Ce qui ne veut pas dire que l’un ou l’autre se produira (ou ne se produira pas). C’est cette démarche empirique qui a été nié par l’auteur dans l’introduction de cet article, non le choix de tel ou tel élement.

        J'aime

      2. Bonjour Clément,

        Pour répondre à votre objection de statisticien, ce n’est pas le choix de telles ou telles observations qui a été déclaré comme logiquement absurde dans l’introduction. C’est bien le type de raisonnement lui même, qui consiste à faire des déductions à partir d’observations, qui est déclaré comme illogique.
        Si un événement se produit souvent, on en déduit qu’il a plus de chance de se produire qu’un événement qui n’arrive jamais. Ce qui ne veut pas dire que l’un ou l’autre se produira (ou ne se produira pas). C’est cette démarche empirique qui a été nié par l’auteur dans l’introduction de cet article, non le choix de tel ou tel élément.

        J'aime

  20. Merci d’attirer l’attention sur les analyses de François Asselineau dont certains de vos lecteurs vont entendre parler pour la première fois vu qu’il est interdit d’antennes et c’est bien compréhensible de la part de ceux qui possèdent les grands médias car il les gêne. Que celui qui n’a jamais fait d’erreur lui lance la première pierre !

    J'aime

  21. Quand on trouve 100% de mauvais et 0% de bon, il y a deux solutions : soit les analyse de la personne en face sont vraiment infâmes, soit notre analyse est infâme. Ce manichéisme noir et blanc qui se contente de mettre un code barre binaire sur la tête des gens… où sont le gris et ses nuances, sans même parler des couleurs ?
    Quand on critique uniquement à charge l’autre, et en plus en se cachant derrière un pseudo… aie aie ! La crédibilité personnel en prend un coup, et l’on comprend vite que l’un reproche ses propres défauts à l’autre.

    Merci cependant pour les quelques analyses faites : un bac-2 un peu persévérant est lui aussi capable de le faire, mais il fallait oser lancer cette bouteille à la mer se croyant seul alors qu’on est sur une île déjà habitée. Performance a saluer quand en plus on reproche à un politique de se mêler d’histoire quand on est « historien auto proclamé » se mêlant de politique.
    Loin de moi d’en arriver à la conclusion qu’il faut tout compartimenter, ce que feront certains, c’est la preuve qu’au contraire nous devons tous nous ouvrir plus à ce et ceux que nous ne connaissons pas, avec humilité et bienveillance.

    Et surtout, c’est la preuve que le jugement à charge manque de réalisme… quitte à choisir, mieux veut avoir un regard bienveillant. Car même si tel regard manque lui aussi de réalisme, sont travers pousse à un autre besoin vital : l’amour de la différence au delà des différents, qui permet de vraies rencontres humaines qui écriront une histoire meilleure et favoriseront un éveil des consciences, notamment en matière de politique.

    Tu nous a montrer les fruits du regard ultra critique et nous goutons tous ton amertume : offre nous maintenant les bonnes saveurs des fruits matures que tu es capable de produire 😀

    J'aime

  22. [Ce commentaire a été initialement rédigé et posté le 06-12-2016 à 1 h 46, mais il n’est pas paru : maladresse de manipulation de ma part ou maladresse de modération, je l’ignore…]

    Votre article, quoique intéressant au regard des éléments de critique factuels qu’il apporte, est une assez bonne illustration du malentendu abyssal sur laquelle repose l’historiographie contemporaine (pléonasme, puisque, précisément, l’historiographie n’existait point avant l’époque contemporaine). Il semble que vous souscrivez sans réserve au credo relativiste qu’affectent de professer les sciences dites humaines (qui ne sont en fait ni scientifiques, ni humaines). Mais si l’histoire nous enseigne quelque chose sur elle-même, c’est bien qu’elle fut toujours, et depuis son origine, une construction politique, c’est-à-dire, en somme, une idéologie. Le fait même de considérer que le passé (ou le présent) mérite que l’on s’intéresse à lui est un choix idéologique : on pourrait légitimement considérer que tout cela ne possède aucune importance, et confier notre connaissance des faits aux récits traditionnels, sans soucis d’exactitude, ou au colportage de nos contemporains. Bref, l’histoire, tel que l’Occident l’entend, est le fruit d’une philosophie : celle qui veut que l’homme détienne une partie de son destin et que son action importe. Les historiens « objectifs », qui , ainsi que vous semblez le croire vous-même, affirment sans rire que l’histoire serait une science, sont des gens qui ne paraissent pas avoir compris l’essence de l’histoire (et encore moins de la science !), ou qui cherchent à dissimuler les affinités idéologiques qui les poussent à relater les faits sous l’angle qu’ils ont choisi.
    Par conséquent rien n’est moins conséquent que le reproche que vous faites à François Asselineau, qui du reste ne prétend pas, en effet, faire œuvre d’historien. Un homme politique est fait pour agir sur les choses en cours, l’histoire est l’une des matières dans lesquelles il puise pour régler des problèmes réels et immédiats : la lecture qu’il en fait ne peut donc pas prétendre à l’exhaustivité, ni à la neutralité de point de vue. Il doit extraire de l’histoire les invariants qu’il y décèle et qu’il estime pouvoir s’applique au présent. Le détail, contingent par définition, n’est pas opérant, et même brouille la décision. C’est du reste ainsi que fonctionne la mémoire : pour une situation donnée, vous vous souvenez seulement de ce qui vous est immédiatement utile (les invariants), et vous occultez le reste (les détails), sous peine de ne jamais pouvoir agir.
    Mais il est vrai qu’il faut pour cela admettre qu’il existe des invariants, ce qui ne semble pas être votre cas. Or, et c’est une autre cruelle limite de votre article, et plus généralement de l’historiographie contemporaine, on ne peut raisonnablement pas s’octroyer des vertus scientifiques en négligeant, voire en niant l’existence d’invariants. C’est très exactement une contradictio in adjecto. La science consiste précisément à relever les invariants et les règles qui régissent leurs relations (que l’on appelle « lois »). La critique méthodologique que vous faites des présupposés de François Asselineau « D’une part, que ce qui s’est déjà produit plusieurs fois est voué à se reproduire ; et d’autre part, que ce qui ne s’est jamais produit ne se produira jamais » est donc singulièrement comique : vous lui reprochez, au nom de la méthode historique « scientifique » d’adopter précisément une méthode strictement scientifique. Car, oui, la science postule en effet que se qui se produit régulièrement a tendance à se reproduire selon des lois identiques et que ce qui ne s’est jamais produit, ou très rarement, n’a quasiment aucune chance de se produire. Et vos contre-exemples ne sont que l’illustration de votre incapacité à vous extraire des contingences :
    « Prenons un exemple simple pour illustrer : la Russie n’avait jamais été communiste avant 1917, ça ne l’a pas empêchée de le devenir pour près d’un siècle. De même, personne n’avait attaqué le Japon à l’arme nucléaire avant 1945, et pourtant…» À cette aune-là, rien ne se répète jamais : pourtant les révolutions et les renversements de régime sont aussi vieux que la lutte des classes (tiens, un autre invariant, à moins que Marx ne se soit lui aussi contenté de se vautrer dans les «poncifs»), de même que les guerre et les invasions… les modalités techniques et idéologiques seules varient (considérablement, il est vrai). Eadem sed aliter…
    Il y aurait bien d’autres points à relever comme exemple de dévoiement relativiste (et si je dis bien dévoiement, n’en concluez pas que je rejette ex cathedra le relativisme en histoire, seulement il ne peut servir de pilier méthodologique).

    J'aime

  23. La vision des historiens d’aujoudh’ui est peut-être moins subjective que par le passé, mais elle reste un instrument politique de toutes façon. Mais que diront les historiens de l’an 3000 sur nos méthode sophistiquées par l’élite officielle.

    J'aime

  24. Allez, j’en ai assez qu’on dise n’importe quoi sur ma ville :

    Armoiries de la ville d’Agen : parti au I de gueules à l’aigle essorante d’argent tenant en ses serres un listel du mesme figurant le mot « Agen » ; au II cousu de gueules à la tour donjonnée à trois tourelles pavillonées le tout d’or. Les armoiries apparaissent sur le sceau et contre-sceau de la ville d’Agen dès le XIIIe siècle. C’est parce que Charlemagne aurait délivré la ville des Maures que l’on retrouve l’aigle impérial en I. Le II figure l’enceinte levée au VIIIe siècle afin de protéger la cité. Les trois tourelles représentent les pouvoirs civil, militaire et religieux (Agen siège d’un évêché).
    Officialisation des armoiries : par l’usage depuis le XIIIe siècle. Enregistrées dans l’Armorial Général de France de Charles d’Hozier en 1698. Le 22 juin 1812, le maire d’Agen reçoit les nouvelles armoiries accordées à la ville par l’Empereur, où le coq remplace l’aigle héraldique. En 1815, la ville retrouve ses armes.

    http://svowebmaster.free.fr/drapeaux_agen.htm

    J'aime

  25. « Surtout, Asselineau sombre ici dans un vieux poncif que l’on retrouve trop dans les tentatives d’utiliser l’Histoire dans le cadre d’un engagement politique, la séparation simpliste entre « l’élite » et « le peuple » qui, en réalité, résiste peu à un examen détaillé. »

    il y a trois ordres, de Duby à Bourdieu.

    Qu’asselineau fasse une interprétation politique de l’histoire, c’est évident. Qui ne le fait pas, à commencer par vous dans cette citation, et c’est parfaitement légitime.

    Mais Asselineau ne s’en cache pas. Par contre, vous ne dites ni votre nom, ni vos travaux, et vous vous cachez derrière la science historique, alors que votre article est très clairement sous-tendu par des présupposés politiques que vous, n’explicitez pas (ce qui est la première chose à faire quand on prétend faire de l’histoire)…

    Le but des sciences sociales est de repérer des régularités et de chercher des lois (on ne parle pas d’événements mais de régularités structurales). Sinon pas de sc sociales. Dans cette conférence, asselineau fait une théorie de l’impérialisme. Avec comme focus la formation des élites locales par l’Empire depuis la guerre des Gaules. Les USA ont effectivement un monopole relatif des élites européennes, moins avancé cependant que celles des élites du TM passées par le FMI. La France a le sien : les élites tunisiennes (la Tunisie n’ayant jamais cessé d’être un protectorat) par exemple, depuis Bourguiba (toutes à passeport français). Les gens du peuple en Tunisie disent :  » tunisien à l’extérieur et français à l’intérieur ». Par contre je suis d’accord sur le fait qu’il est possible que la France puisse être définitivement colonisée et que ce soit la fin d’une longue séquence historique de construction nationale, mais je suis d’accord avec la mobilisation de l’histoire pour expliquer ce qu’est devenir une nation aliénée.

    Bref, le plus biaiseur de l’Histoire des deux, c’est vous, car totalement malhonnête par rapport à votre positionnement politique à l’origine de votre article…

    J'aime

  26. Article intéressant, même si bien souvent, vous faites preuve d’une mauvaise foi bien plus grande que celle que vous dénoncez. Évidement que lorsqu’on fait de la politique, on tord quelque peu l’histoire pour avoir l’impression d’avoir le vent dans le dos, on a besoin de sentir nos ancêtres à nos côtés, évidement que l’on s’identifie à Jean Moulin plutôt qu’à Laval…
    Je me demande en revanche si vous comprenez ce que veut dire Politique. Notre pays est en train de se faire détruire, les Français s’appauvrissent, se font manipuler par les médias et le chômage explose. Et vous pensez pertinent de chercher des poux à quelqu’un qui passe sa vie à tenter de sauver le pays ?
    Votre exactitude vous honore, mais vous semblez avoir du mal à saisir l’histoire dans son immensité. Il y a la rectitude universitaire, gardienne de la vérité factuelle (lorsque l’université n’est pas elle-même complétement corrompue). Et il y a le récit qui donne de l’espoir et du courage aux gens.
    « Si tu ne sais pas ou tu vas, regarde d’ou tu vient » disent les Africains.
    Pouvez-vous nous laisser nous donner le courage de tenter de sauver le pays sans nous donner des leçons d’universitaire ? J’ai fait cinq années de philosophie, j’ai mon master 2 sans fierté. En cinq ans, jamais je n’ai vu de savoir aussi immense et pointu, et aussi inutile.
    Soyez gentil, laissez ceux qui ont besoin qu’on oublie certaines choses, plutôt que certaines autres. Si nous avons besoin de voir l’histoire de France sous un certain angle pour sauver le pays, alors peut-être que cet angle était le bon, et non le vrai ? N’était-ce pas Ernest Renan qui expliquait qu’il fallait savoir oublier pour créer une nation ?
    La vie meurt de la vérité sans âme, pouvez-vous le comprendre ?
    Pouvez-vous comme moi, savoir que l’histoire de France n’est bien sur pas si simple, mais comprendre que sous le crible de François Asselineau, elle est belle et donne envie libérer le pays ? Enfin, connaissez-vous le programme de l’UPR et souscrivez-vous à l’essentiel ?
    Bien cordialement

    J'aime

  27. article et surtout commentaires trés interréssants , ces derniers m’ont permis de compléter les arguments pour défendre FA ( en tant que membre de l ‘UPR) contre des critiques non justifiées

    je suis plus d’accord avec les commentaires qu’avec la tentative ( vaine ) de démontrer je ne sais pas quoi a propos d’Asselineau qui aurait commis de nombreuses erreurs ( volontaires ?) destinées a manipuler ses auditeurs. ?
    et puis au moins on parle de Fa , el les lecteurs curieux et intelligents iront voir ce que dit FA sur le site UPR , l’upr aura bientôt 14 000 adhérents et ce n’est pas rien quand on part de zéro !

    J'aime

  28. Quelle ne fut pas ma surprise de voir le nom d’Asselineau apparaître sur votre site
    Je ne vais pas revenir sur les remarques déjà postées sur la différenciation entre histoire et politique
    Vous conseillez à vos lecteurs de lire l’énorme collection d’Histoire de France de chez Belin au motif qu’elle est écrite par des universitaires d’aujourd’hui…
    Cette collection trône dans ma bibliothèque depuis sa parution
    Au vu de ce conseil je comprends mieux votre argumentation
    Veni: Bravo d’avoir consacré tout ce temps à cette analyse… cela nous change d’Onfray à qui on posait la question sur sa nouvelle Web TV et qui a répondu: Jamais entendu parler ! ce qui ne l’a pas empêché de passer 10mn à dire tout le mal qu’il pensait de lui
    Vidi: malheureusement vous n’avez vu que ce que vous avez voulu y voir
    Quid du sens d’une telle conférence ?
    Sortie de l’UE de l’Euro et de l’OTAN: cela a-t-il un sens dans ce que nous vivons aujourd’hui ?
    Que pense un historien, pour ne prendre qu’un exemple de ce qu’il y a dans les Sources américaines déclassifiées? Robert Schumann était-il appointé par la CIA. Aucun historien français (même universitaire) n’a pris la peine d’aller voir. Seul un anglais à eu cette déontologie
    Sensi: Ce qui devrait intéresser vos lecteurs c’est un vrai débat d’historiens à partir des archives et des sources … par exemple avec Annie Lacroix-Riz qui a passé les 30 dernières années plongée dans les archives et spécialiste de l’entre 2 guerres, de la 2ème guerre mondiale et de la construction européenne entre autres
    Aaaah oui…. elle est communiste
    Le pompon: de Pasqua au communisme… fermez le banc (les deux sont complètement ostracisées)
    Voilà (à mon humble avis de non historien) le noeud du problème: l’enseignement de l’histoire depuis les 30 dernières années est complètement sous influence … Ah ces fameux universitaires qui ne regardent aucune archive… la nouvelle façon de faire de l’histoire
    La petite caste de ceux qui savent ! ah si la populace pouvait ne plus voter…
    Sans remonter jusqu’à 1924… La superbe collection des manuels d’histoire de Jacques Bouillon distribuée jusqu’au début des années 80 était d’un autre tenue
    Merci pour tout ce que vous faites pour l’accès à l’histoire mais je suis sûr qu’il y a plus à creuser… même si c’est long et prend du temps
    « Dans un monde où le succès est de gagner du temps, penser n’a qu’un seul défaut, mais rédhibitoire: celui d’en faire perdre »
    J.F. Lyotard

    J'aime

  29. J’ai arrêté de prendre au sérieux cet article vers le début.

    Contrairement à ce qu’il avance, Asselineau ne dit pas que l’histoire se répète, il dit qu’elle ne répète jamais, mais qu’elle bégaie tout le temps.

    Pour se permettre de critiquer quelque chose, il faut l’étudier avant, ce que l’auteur ne s’est manifestement pas donné la peine de faire.

    J'aime

  30. C’est fou de ne pouvoir parler d’Asselineau sans subir une invasion de petits trolls UPR, dénonçant biais et mauvaise foi fictifs, par des biais et une mauvaise foi des plus concrètes.
    Excuser les approximations d’Asselineau et ses omissions voulues car il est un homme politique, et qu’il est donc normal qu’il torde l’histoire en son sens, c’est un peu minable. Retourner ce qui est reproché à Asselineau contre Histony, sans justification c’est pire. On atteint d’ailleurs des sommets de malhonnêteté avec des choses comme « attaquer la conf. d’Asselineau, c’est attaquer les propositions de l’UPR ».
    Ainsi, si Asselineau ment ou se trompe, on doit laisser faire, car ça serait attaquer les propositions de l’UPR que de rétablir une vérité historique ?
    C’est bien, mettez-vous la tête dans le sable, continuez à vous mentir pour ne pas vous remettre en question. L’exemple parfait se trouve quand même dans les premiers commentaires, où on arrive à attaquer Histony sur ses sources « c’est du wikipédia », ce qui en plus d’être faux est à mettre en parallèle avec la faiblesse de celles d’Asselineau.
    Il serait toutefois malhonnête de ne pas reconnaître le recul de certains militants dans ces commentaires, qui sauvent un peu ma vision de ce parti (peu, malheureusement).
    Je vous souhaite beaucoup de courage dans le soutien de votre énarque, diplôme d’HEC, haut-fonctionnaire, mais surtout candidat « anti-système ».
    Merci pour cet article Histony, et te laisse pas démoraliser par le flood classique des cybers militants UPR.

    J'aime

  31. Détail trivial s’il en est mais je souhaite revenir sur l’interprétation qui est donnée de la dénomination de Charlemagne. Elle lui est contemporaine et fait le titre de la biographie d’Eginhard, qui vécut sous son règne : vita Karoli Magni.
    Hormis le fait que le latin confonde comme le français la taille et la noblesse sous le même vocable magnus, c’est par Eginhard que l’on apprend que Charles le Grand était de forte corpulence et de taille élevée mais « qui n’excédait pas en hauteur sept fois la longueur de son pied » (probablement plus de 1.80m). On pourrait débattre longtemps sur ce propos anecdotique et même en faire plus de huit pages, mais sachant qu’à l’époque, l’apparence valait aux personnes leur surnom (Pépin le Bref, Louis le Gros, Charles le Grand), l’interprétation d’Asselineau vaut la vôtre.

    J'aime

  32. RHOOOO PUTAIIIINNN…

    Rien que l’intro de l’article, un cas d’école :
    à garder bien précieusement, il servira plus tard. Un magistral exemple de manipulation, facile à décortiquer tellement c’est gros, grossier.

    TOUT y est :
    François Asselineau est un politicard professionnel (sous-entendu un menteur), très à droite limite fasciste, anti-UE et US par conspirationniste et complotisme délirant (en gros c’est un dingo).

    Avec Histony il semble que le formatage implicite, la lobotomie de masse, ça ne se pratique pas au scalpel, mais à la bonne grosse masse de chantier.

    BOUM !

    Fait gaffe au rebond « Histony » où « Veni Vidi Sensi », une masse, ça peut te revenir dans la gueule…

    Bref, rien que pour ça, je le lirais pas ton article.
    Tu te grilles d’entrée de jeu, j’y peux rien !

    -« Salut, je suis malhonnête, et de parti pris etc., et je vais dénoncer un gars en vous expliquant qu’il est malhonnête, et de parti pris ».

    Tiens, y a type qui s’est emmerdé, comme toi, à en tartiner une louche :
    https://critiqueur.wordpress.com/2017/01/12/critique-de-histony-concernant-francois-asselineau/

    Réponds-lui, ça t’occupera.

    Aimé par 1 personne

    1. Ben oui mais on s’en fout. Mais il est facile de faire la différence entre la position de l’auteur et ce qu’il décortique. Apres certainement que tous les êtres humains sont très con et s’attendent à se vouer corps et âme à une personne qui écrit un billet sur internet et se retrouve terriblement déçu quand il constate que le dit gars lui arrive de se divertir avec joie sur un blockbuster américain. Maintenant j’imagine qu’il y a une foultitude de gens désœuvrés après la lecture de l’article de votre lien qui ne savent plus qui aller voter puisqu’il attendait d’histony son avis, son conseil, sa bonne parole. Autant une critique d’Asselineau par histony ou autre est pertinent autant celle d’histony par Inconnu est sans intérêt. Si on ne peut plus donner son avis dans quelle connerie généralisée vivons-nous.

      J'aime

  33. Merci pour cette article, je me demande par contre concernant le nombre assez conséquents de commentaires de sympathisants ou d’adhérents UPR je me demande leur but au final car :
    -Ceux qui veulent suivre Asselineau sur le terrain politique et sortir de l’UE et de l’OTAN, ça c’est de la politique. Arranger l’Histoire pour servir un but politique, c’est raconter une « belle histoire », un conte, mais ce n’est plus factuel. Si vous êtes convaincu qu’il faille sortir de l’Europe soit, mais ne vous attendez pas à ce qu’un historien reste là sans rien faire !

    De plus je devine que ceux qui ont demandé à Histony de « debunker » Asselineau sont ceux qui se doutaient de quelque chose mais n’arrivaient pas à trouver des arguments rationels, ce que Histony vient de faire.

    Si vous êtes pro-UPR et que vous commentez dans le but de ramener les gens qui doutent dans le giron de l’UPR, je pense que c’est peine perdue.

    Enfin, je pense que tous les affreux gauchos progressistes que beaucoup d’entre nous sommes seront toujours très sceptique sur le principe de voter pour quelqu’un et n’avoir aucun moyen de contrôle ou de le révoquer (Remarque il veut apparemment instaurer le vote blanc de plein exercice, ce qui est déjà pas mal…).

    Revenir au compromis de classes Gaullien c’est mieux que ce qu’on a là de nos jours, mais c’est pas assez.

    J'aime

    1. « Revenir au compromis de classes Gaullien c’est mieux que ce qu’on a là de nos jours, mais c’est pas assez. »
      TOTALEMENT D’ACCORD !
      Mais…
      Outre la volonté de sortir de l’UE etc; il y a la reconnaissance du vote blanc, comme tu le mentionne, mais aussi annulation de l’élection si celui-ci (le vote blanc) arrive en tête, et, le cas échéant, organisation de nlls élections avec interdiction de se représenter pour tous ceux qui se sont fait bananés à la dernière…
      Mais aussi mise en place d’un véritable référendum d’initiative populaire, interdiction constitutionnel faites aux « grandes féodalités » industriel et financière de posséder les médias, en tout cas les contrôler, me semble t-il, et aussi interdiction de toute activité de lobbying, c’est à dire de trafic d’influence…

      Si tu connais quelqu’un qui propose plus… je suis tout ouïe.

      Pour ce qui est de cet article, je ne l’ai même pas lu. Enfin je me suis arrêté à l’intro pour une raison simple que j’explique plus haut, et que l’on peut résumer ainsi :

      « Salut, je suis malhonnête, et de parti pris etc., et je vais dénoncer un gars en vous expliquant qu’il est malhonnête, et de parti pris ». Merci, mais non merci.

      Tiens, y a type qui s’est emmerdé à répondre, si ça t’intéresse :
      https://critiqueur.wordpress.com/2017/01/12/critique-de-histony-concernant-francois-asselineau/
      .

      Aimé par 1 personne

      1. Une question qui se pose pour toute personne désirant le pouvoir !!
        C’est la raison pour laquelle Chouard dit : « …il ne faut surtout jamais donner le pouvoir à celui qui le veux… »
        Maintenant… Regardons le parcours de l’homme (Asselineau). Avant 2007 il était surtout un homme de couloir (à part un passage à la mairie de Paris me semble t-il), pas un homme de projecteur.
        Et je pense qu’il y a BEAUCOUP plus simple pour accéder au « pouvoir » que de monter SEUL un parti politique, que de prendre son bâton de pèlerin et d’aller porter la « bonne parole » à travers la France…
        J’ai connu l’UPR en 2008, la première conférence à laquelle j’ai assisté, nous étions une demi-douzaine de tondu dans la salle !.. Une conférence de 3 heures.
        Imagine un peu… un gars, tout seul, qui cause pendant 3 heures à 6 gugus…
        Là, ça ne relève plus de l’ambition, mais de la foi, de l’illumination !.. De la révélation, de la mystique… 😀
        Je plaisante.
        Je ne suis pas adhérent à l’UPR, pour info, enfin plus, puisque je l’ai été 4 ans.
        Mais je reste un sympathisant bienveillant. Et même si je n’y crois pas (plus), et que mes centres d’intérêts « citoyen » sont plus du côté de gens comme Chouard, et portent notamment sur des sujets comme la création monétaire etc., de tous les choix possibles, si je devais en faire un, ce serait l’UPR. Et je connais aussi le PRCF, le M’PEP, le POID etc.
        J’espère avoir répondu à ta question.
        Crdlt, AM

        Aimé par 1 personne

  34. J’ai vérifié plus en détail cet article que je croyais au départ dans la précipitation que ses critiques étaient fondées lorsque je n’avais pas eu le temps de vérifier les informations de cet article.

    Au départ, je n’imaginais pas qu’il existe une personne capable à écrire un article aussi long dans l’objectif de manipuler ses lecteurs, je parle bien de manipulation, avant avoir vérifier les dires de cet article, je me suis moi même fait manipulé, et je comprends que des lecteurs peuvent se faire manipuler par l’article.

    Les critiques de cet article à charge contre François Asselineau sont basés sur des mensonges et finalement sont loin d’être fondées, que vous soyez pour ou contre François Asselineau, ne vous faites pas manipuler par Histony.

    Voici les preuves que cet article contient pleins de fausses informations et de déformations des propos tenu par François Asselineau, et a été écris dans l’objectif de manipuler les internautes :

    https://critiqueur.wordpress.com/2017/01/12/critique-de-histony-concernant-francois-asselineau/

    Je rappelle que la diffusion de fausses informations peut être puni par la loi :

    https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006419726&cidTexte=LEGITEXT000006070722

    Chaque personne a le droit d’être contre François Asselineau et de le critiquer, mais si vous critiquez François Asselineau, faites le au moins dans l’honnêteté et sans déformer ses propos.

    Il est très probable que je vais contacter l’UPR pour que l’UPR porte plainte contre celui qui a écrit cet article.

    Je conseille à Histony de retirer cet article au plus vite.

    J'aime

    1. Ha ben si ! On vit au milieu d’une connerie généralisée ! Un gars comme Asselineau est capable de pousser certaines personnes malgré lui vers des velléités de dictature violente et de pensée unique avec remise en route de la peine de mort pour toute personne desirant une cuisine differente de celle du dictateur ! Fichtre !

      J'aime

    1. Vous savez que le débat contradictoire est un peu la base de la politique, hein ? Si vous commencez à inciter l’UPR à porter plainte contre tous ceux qui le contredisent (et il y a de quoi contredire !), il ne faudra pas vous étonner qu’il ne soit pas pris au sérieux. Mais bon, à défaut d’autre chose, vous êtes distrayants.

      J'aime

      1. Voilà deux profils anonymes, qui ne s’assument pas et qui se rencontre en friction : l’un parle de porter plainte, l’autre défend qu’il a débattu. Voilà qui est cocasse, puisque chacun voudrait être pris au sérieux !

        Il faudrait ne pas confondre UPR avec un profil anonyme. Et enfin, il ne faut pas confondre faire un billet seul sur internet avec un débat qui se fait nécessairement à deux minimum.

        Pour quand donc ce débat avec Asselineau, a visage découvert et assumant ses paroles ? On verra alors si vous pouvez être pris au sérieux profil caché…

        J'aime

      2. Clairement, si l’UPR c’est l’union du peuple pour rétablir la démocratie…
        A un moment si les gars de l’UPR menacent et essayent de réduire Histony au silence, moi je vais juste vous prendre pour des religieux : on n’a pas le droit d’être critique envers sa sainteté François Asselineau ? C’est le bûcher si on blasphème.

        A un moment les gars, faut être sérieux, si votre manière de faire est aussi violente ça marchera pas !

        Je n’ai pas spammé Histony à l’origine pour qu’il critique Asselineau, mais au vu sa manière d’expliquer l’Histoire, je me suis dis que ça pourrais être instructif qu’il se plie à cet exercice et c’est bien documenté comme d’habitude.

        Enfin, si vous voulez être une secte, soit, mais vous m’avez perdue.

        J'aime

      3. CARORO, Guillot Elie, plus haut, à parfaitement tranché la question.
        « Diffuseur machin truc » est un avatar, un anonyme, qui ne parle (enfin « n’écrit », et mal en plus) qu’en son nom, pas au nom de l’UPR.

        Guillot Elie : « Il faudrait ne pas confondre UPR avec un profil anonyme. Et enfin, il ne faut pas confondre faire un billet seul sur internet avec un débat qui se fait nécessairement à deux minimum.

        Pour quand donc ce débat avec Asselineau, a visage découvert et assumant ses paroles ? On verra alors si vous pouvez être pris au sérieux profil caché… »

        Pour ce qui est de l’accusation de « secte », c’est assez récurent, Asselineau s’en ai déjà amusé lors de plusieurs « mise au point » que tu trouveras sans peine.

        J'aime

      4. Et cette histoire de plainte est tellement absurde qu’elle viendrait d’un troll que ça ne m’étonnerait qu’à moitié. L’UPR ne porte même pas plainte lorsqu’on les traite de « fachos » publiquement, à la télévision, à une heure de grande écoute (Enfin aux dernières nlles aucunes décisions n’avaient été prise, ça a peut-être changé), alors pour un vague article, d’un vague avatar que personne ne connait (toute proportion gardée), c’est donner bcp d’importance à « Veni Vidi Machin chouette »…
        Ils ont VRAIMENT autre chose à faire en ce moment, à mon avis.

        J'aime

      5. Il y a une différence entre contredire et réinventer le discours pour mieux le contrer, ce qui est assez malvenu pour quelqu’un qui dénonce justement ce genre de méthode dans ce même article …

        J'aime

      6. Vous allez répéter quinze fois la même chose à quinze endroits différents ? Je sais qu’on vous apprend la parfaite maîtrise du spam, à l’UPR, mais tout de même, un peu de subtilité. Vous m’accusez de déformer ? Analysez cette conférence dans sa globalité, et vous verrez si Asselineau ne dit pas ce que j’énonce ici, vraiment. Oui, son propos est essentialiste ; oui, il se permet des simplifications et des anachronismes. Sur lesquels, du reste, aucun de ses fans n’a pu s’expliquer (et pour cause !). Je vous laisse disséquer mot à mot les propos du maître. Je pense que les gens de bonne foi qui auront le courage de se taper sa conférence arriveront à des conclusions proches des miennes.

        J'aime

      7. Les gens « de bonne foi » ne font pas un article avec une introduction d’ores et déjà à charge, viciée et décourageant le lecteur à regarder la conférence. Je vous concède volontiers la plupart des faits historiques que vous avez mais condamne formellement vos approximations que vous condamnez par ailleurs chez Asselineau. Et la base de l’argumentation serait de donner des sources plus précise que « l’énorme collection de l’histoire de France » pourquoi pas donner comme référence l’ensemble des bibliothèques mondiales tant que vous y êtes ? Vous ne relativiser rien dans un discours que vous associez facilement à l’extrême droite par ailleurs. La moindre des choses serait que vous vous appliquiez à vous même la rigueur que vous reprochez tant à Asselineau.
        Vous avez choisi de militer politiquement sur internet, il va falloir vous habituer à un esprit de contradiction …
        Oui vous avez déformé les propos d’Asselineau dans ses prémices, les deux postulats de base que vous contrez sont d’ores et déjà faux (voir mes autres commentaires)
        Encore une fois, je ne dis pas que vous avez totalement tord, je dis qu’il y a des parties entières de votre argumentation qui sont absolument inconsistantes et que vous reprochez à Asselineau des choses que vous ne vous appliquez même pas à vous même.

        J'aime

  35. Merci Histony pour cet excellent article. La longueur est totalement légitime puisque l’objet d’étude est lui-même très long.
    Histony se prend le chou à nous faire un article propre et carré et on vient lui parler de longueur au lieu de reconnaître le sacré boulot qu’il a fallu !

    Je ne cache pas mes sympathies pour l’UPR notamment parce que je pense aussi qu’il faut sortir de l’UE, et non pour des raisons pseudo historiques, mais pour des raisons politiques et actuelles.
    Nul besoin d’essentialiser le peuple de France ou d’utiliser des arguments qui sont parfaitement contestables (et donc contestés) mais de s’en référer au présent, aux traités et à leurs articles, aux conséquences actuelles de cette construction politique.

    Je suis aussi totalement d’accord avec Histony quand il explique qu’on peut trouver des arguments à la défense des services publics bien plus pertinents que ceux proposés par Asselineau.

    Bref, sa conférence sur l’Histoire de France est paradoxalement une de celles qui l’aura fait connaître sur Internet, mais certainement pas la plus convaincante tant on est habitué aux récupérations de l’Histoire par les politiques.

    Quant à l’idée de porter plainte contre Histony, c’est du délire. Est-il vraiment de l’UPR ce troll ? Il salit plus l’image de l’UPR qu’autre chose.

    Un autre sujet d’étude pour Histony : https://www.youtube.com/watch?v=Qj5utZJm1dA
    Bien qu’on puisse douter qu’Asselineau évite les écueils relevés dans l’article, le sujet est plus ramassé dans le temps. De quoi révéler des failles plus béantes encore ? Ou de quoi reconnaître une maîtrise du sujet ?

    Aimé par 1 personne

  36. Bonjour tout le monde. Je suis adhérent UPR et j´ai bien aimé votre article. C´est juste dommage que vous ne l´avez pas fait il y a quelques années.

    C´est très amusant que vous reprochiez des approximations à Asselineau sur des faits qui ses ont passés il y a plus de 2000 ans mais que votre article est lui aussi rempli d´approximation pour une vidéo que vous avez regardé quelques heures auparavant 🙂 Sans compter des faits que vous interprétez mal et qui se sont passés il y a moins de 15 ans … Votre professeur vous a rendu votre copie ici :
    https://critiqueur.wordpress.com/2017/01/12/critique-de-histony-concernant-francois-asselineau/ (Il vous a mis 10/20, trop d´approximations, mais vous allez passer en deuxième année de Master)
    Quand vous citez Asselineau ( complotiste, fasciste, colonialiste, raciste…enfin, bon, on a compris dès les premières lignes que c´était le démon ridicule à abattre selon vous), vous pourriez précisez qu´il cite Marx ou Hegel ? Ha oui, dans ce cas, c´est plus difficile de s´opposer à eux, n´est-t´il pas ?).
    Vous reprochez à un politique de faire une conférence d´histoire, il ne veut pas faire une présentation exhaustive, il veut mettre en contexte sa conférence politique. Étrange que vous lui reprochez de ne pas mettre en contexte les faits historiques et …. vous ne mettez pas vous même en contexte cette conférence ?
    En tous cas, j´ai bien aimé votre article, surtout sur des approximations qu´il fallait préciser, lorsque c´est uniquement votre opinion, bon, c´est autre chose. Mais vous avez raison , la précision et la véracité est importante.Le mépris pour Asselineau et le dossier à charge contre lui, ce n´est pas très grave, on est habitués.

    Votre article …c´est un historien qui fait de la politique ….qui critique un politique qui fait de l´histoire…. pourquoi pas ?

    En avril 2017, vous vivrez un moment historique, préparez-vous, vous pourrez rédiger pour l´éternité comment un jeune historien observe quelque chose qu´il n´avait jamais pensé possible avant. Ce sera bien l´équivalent de 1789, la violence en moins j´espère. Je me souviens quand le mur de Berlin est tombé, c´était vraiment arrivé comme un cheveux sur la soupe.
    Bonne chance à vous et bienvenue à l´UPR.

    Aimé par 2 personnes

    1. Même si Asselineau obtient ses 500 signatures, ce qui n’est pas gagner, il passera très peu à la télé à cause des logiques d’audimat et fera moins de 5%.
      Par contre cela lui donnera un peu de visibilité, ce qui est bon du point de vue du pluralisme et sûrement il se concentrera plus sur la politique et moins sur l’Histoire, ce qui rendra un Histony heureux 😉

      J'aime

    2. Bonjour, professeur d’histoire, je découvre votre article très intéressant sur Asselineau, ses raccourcis historiques à des fins politiques (essentiellement nationalistes et souverainistes). D’une part je salue votre érudition qui permet de passer à la moulinette toutes les failles de son discours, tant sur le plan argumentatif que sur le fond, et d’autre part je salue votre patience. J’aurais pris beaucoup moins de pincettes que vous pour décrire cette récupération politique de l’histoire que je trouve dangereuse.

      Pire, Asselineau assomme son auditoire de références qu’il tronque allègrement, et en connaissance de cause – quand on a fait l’ENA on connait la valeur d’une argumentation – et assommant son auditoire, il passe pour un grand érudit qui, tel un démagogue, brille par des références pompeuses et étouffantes. Il noie le public, crédule ou non, sous un lit de noms, de dates, ça donne consistance sur un raisonnement, vous l’avez montré vide. Combien parmi son auditoire on assisté à des conférences d’histoire au collège de France par exemple ou même à des cours à l’université ? Peu, car ils seraient bien moins promptes à boire les paroles de ce type.

      Et quand je vois les commentaires, souvent d’upristes, je me dis qu’ils ne comprennent pas, que les méthodes d’Asselineau font merveille en terme de manipulation. On vous accuse de mauvaise foi, quand bien même vous avez montré avec objectivité les failles de son discours. Je vous souhaite bien du courage et de la patience pour continuer à être aimable avec des gens qui sont totalement aveuglés par un discours politique sectariste et démagogue – et encore je suis gentil. Une seule nuance à mon propos, que vous faites d’ailleurs – Asselineau n’est pas le premier ni le dernier politicien à le faire. Mais à chaque fois, en tant qu’historien, cela m’hérisse le poil.

      Bien cordialement.

      J'aime

      1. Difficile de pas se plaindre d’une mauvaise foi quand au milieu de remarques tout à fait pertinente et fondés il se trouve également des reductio ad hitlerum, des approximations de citations que l’auteur dénonce par ailleurs et des mensonges par omission que l’auteur dénonce également.

        J'aime

  37. Je pense que cet article repose sur un contresens et beaucoup de mauvaise foi. Les historiens connaissent assez peu en réalité le monde gaulois. Asselineau fait comme tout le monde, il cite les « Commentaires ». Il ne dit d’ailleurs pas que toutes les tribus gauloises étaient unies, il dit justement le contraire. Sa démonstration d’ensemble est vraiment intéressante et sur le fond vous ne démontrez pas le contraire. L’accusation d’essentialisme est un classique de l’école historique actuelle, tournée vers l’histoire des idées et les biographies de personnages, refusant d’envisager l’histoire dans sa globalité, comme le faisait Braudel.

    Aimé par 1 personne

    1. Car Asselineau ne fait pas dans l’essentialisme en disant que, puisque la France a fait telle chose à telle époque, alors cela fait irrémédiablement partie de son identité ? Il ne fait que ça, en martelant « être Français, c’est… » ce qui relève en soi de l’imposture. Quant à la Guerre des Gaules, vous oubliez volontairement (?) de dire que l’extrait qu’il utilise repose sur une traduction erronée. N’hésitez pas à jeter un coup d’œil au texte latin et à le comparer avec la traduction qu’il en donne, c’est assez édifiant… Envisager l’Histoire dans sa globalité ne signifie pas pour autant chercher des similitudes tout en enchaînant les anachronismes. Vous faites un bien mauvais cadeau à Braudel en l’utilisant comme caution de cette piètre conférence…

      J'aime

  38. Les omissions, voire même les erreurs, ne sont peut être pas permissibles de votre point de vue, et c’est tout à votre honneur de les rectifier. Peut-être même aurait-il été pertinent ensuite d’évaluer la justesse de la proposition politique en pesant le pour et le contre des arguments restants.
    Mais vous avez tout gâché dés l’introduction.
    Intéressant uniquement sur les détails historique, votre analyse aurait de quoi enrichir cette conférence si elle n’était pas biaisée dés le départ. Votre médisance suinte à travers le texte.

    Bien que cela soit une conférence politique, et donc assurément une propagande, ce n’est pas forcément une malhonnêteté, et c’est cette confusion que vous vous êtes employé à entretenir.

    Pire encore, vous avez largement déformé, voir inventer des propos, pour convaincre le lecteur de la manipulation dont il est l’objet dés qu’il entend le propos de M. Asselineau… Comment pourrait-on considérer votre critique dés lors ?

    Bref, je vais pas perdre mon temps à éluder sur le roman national et mélanger l’histoire, la sociologie, la politique et les querelles de couvent de chacune de ces disciplines, ce serait perdre notre temps.

    J’insisterai juste sur un point destiné au lecteur : examinez les éléments de langage (sophisme divers, pédagogie ou démagogie, …) et essayez de deviner les intentions de chacun des auteurs des propos présent ici.
    Vous serez alors en mesure de savoir ce que M. Asselineau espère générer en présentant ses conférences et ce que « Histony » espère générer via son « décryptage ».

    Aimé par 1 personne

    1. Décidément, toutes les critiques contre mon article se focalisent sur la forme mais ne donnent aucun argument sur le fond. Dommage, c’est justement ce fond qui pose problème chez Asselineau…

      J'aime

      1. Sont un peu excités les camarade le l’upr… Joli taff, comme d’habitude ! J ‘attend avec impatiente le prochain épisode sur la révolution 🙂

        J'aime

      2. Inventer des propos ou les déformer c’est pas de la forme, c’est du fond … Ou alors les mots n’ont vraiment plus de sens …

        J'aime

  39. Merci pour cette analyse, personnellement je suis pour l’UPR et ça depuis la conférence le jour d’après, mais moi même quand j’ai vu la conférence de Histoire car beaucoup de gens en parlait, et bon je suis loin d’être un pro de l’histoire, mais même sans savoir le vrai du faux ou le contexte précisément. Les raccourcis et les liens farfelus sont visibles (personnellement côté contexte/citations genre pour la Gaule j’y avais pas pensé)

    Après être un mauvaise Historien/ect… ne veux pas dire que tous est à jeter.

    Et malheureusement pour moi ici et quand on parle surtout de cette conférence c’est soit Ta gueule il a raison UPR !!!!! ou François Asselineau c’est une merde regarder bien tous comme tous le monde à l’UPR.

    Sinon encore merci de votre temps d’avoir écrit un pavé comme ça

    J'aime

  40. J’ai vu personnellement cette conférence. Je peux dire que beaucoup de choses que vous décrivez sont fausses. Je ne sais pas si cela est volontaire. J’ose espérer que non. En tout cas, il est difficile de voir en vous un historien objectif, lorsqu’on voit à quel point vous manquez de rigueur dans votre analyse. Je vais reprendre ici dans l’ordre les premières erreurs factuelles que j’ai identifiées. Il serait trop long d’en faire un résumé exhaustif, surtout en commentaire. Au lecteur d’en juger lui-même en visionnant cette conférence.

    Dans votre paragraphe, « première étape cernons le but… », vous dîtes que « l’influence des États-Unis et de l’Union européenne […] sont considérés par lui comme coupables de tous les maux que nous subissons. » C’est faux. Il a toujours affirmé que ce n’était en rien la cause de tous nos maux. Il dit même que beaucoup de problèmes ne sont pas liés à ces deux causes (il parle entre autres, des problèmes liées aux évolutions technologiques comme autre problème). Vous concluez de ce propos : « Il ne s’agit donc pas d’une intervention à but pédagogique, mais bien d’une conférence politique, présentée et assumée comme telle, et qu’il va donc falloir décrypter comme telle en en comprenant le but. » Vous vous trompez lourdement sur ce qu’est la politique. On peut avoir à la fois un but pédagogique, et politique. Cela n’est pas antinomique. Il suffit de voir le rôle joué par l’ancien parti communiste français dans l’éducation populaire (je précise à toutes fins utile ne pas être communiste et ne l’avoir jamais été).

    Par la suite, vous dîtes : « il sort ici deux règles qu’il considère comme absolues. D’une part, que ce qui s’est déjà produit plusieurs fois est voué à se reproduire ; et d’autre part, que ce qui ne s’est jamais produit ne se produira jamais. » C’est un mensonge, et j’invite les lecteurs à aller vérifier par eux-mêmes. Il est vrai qu’Asselineau dit que l’Histoire ne se répète jamais, mais qu’elle bégaie toujours. Mais vous qui êtes historien, vous savez très bien qu’il reprend cette phrase de Marx, qui lui-même la reprend d’Hegel. C’est là où vous mentez. Je me souviens très bien avoir entendu Asselineau nuancer par la suite ce bégaiement de l’Histoire, et dire justement que ce qui s’est déjà produit n’est pas nécessairement voué à se reproduire. Il dit bien qu’il existe une probabilité non nulle de voir un évènement qui s’est répété se reproduire. Il dit bien probabilité, et non certitude. Je me rappelle tout aussi bien l’avoir entendu dire que ce qui ne s’est jamais produit a de très faibles chances de se reproduire. Et non pas, comme vous le dîtes, qu’un tel évènement ne se reproduirait jamais. Vous faîtes ici un raccourci qui ne vous honore pas.

    Je passe sur le paragraphe, « l’argument de base tient-il debout ? », puisque l’argument que vous prétendez de base est malheureusement pour vous inexact. Vous nous rappelez fort intelligemment que « Le passé peut permettre de comprendre le présent en y trouvant des points ponctuellement proches, mais il ne permet pas de prévoir l’avenir. » On serait en effet surpris de voir quelqu’un nous dire qu’il serait en mesure de prévoir l’avenir après avoir étudié le passé. En tout cas, jamais je n’ai entendu cette affirmation être prononcée dans la présentation, ce qui serait très présomptueux en effet. Vous insistez toujours sur l’idée que l’Histoire ne se répète pas nécessairement, ce qui est exact. Mais je ne vois toujours pas où François Asselineau déclare que l’Histoire se répète toujours. Il serait judicieux de citer ses propos pour appuyer votre analyse. Pour ma part, je l’entends surtout raisonner en termes de probabilité, et non déterministe, comme vous semblez le croire. C’est une différence que vous ne semblez pas percevoir, et qui vous amène à des conclusions plus qu’hâtives.

    Sur le paragraphe sur les anachronismes, je trouve que vous en rajoutez inutilement. Il est vrai que François Asselineau fait beaucoup de comparaisons historiques. Mais il n’y a rien de vicié ou manipulatoire, je trouve. Les gens, qui n’ont pas tous vos connaissances en Histoire, comprennent bien, contrairement à ce que vous dîtes, que les Gaulois n’étaient pas une nation dans le sens d’aujourd’hui (ce que je n’ai d’ailleurs jamais entendu dire lors de la conférence). Mais refuser les anachronismes doivent-ils nous empêcher de qualifier des situations comparables ? Un pays qui a une volonté hégémonique, tel les Etats-Unis, n’est-il pas un élément historique comparable à l’ancien empire romain ? Je ne sais pas si pour vous les Etats-Unis sont un empire, mais je suis sûr que l’Histoire qu’ont vécu les pays envahis par ce pays le voit comme tel.

    Je m’arrête ici, mais voilà les premières remarques auxquelles votre analyse parcellaire invite.

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :